Évocation de la débrouillardise enfantine et du pouvoir enchanteur de la nature, le conte symphonique Pierre et le Loup a été composé en 1936. C’est l’histoire d’un jeune garçon russe, Pierre, qui malgré les avertissements de son grand-père, capture un loup et parvient à sauver ses amis les animaux. Ce grand classique de Sergueï Prokofiev s’inscrit dans une lignée d’autres œuvres, dont les plus anciennes remontent au XVIIIe siècle avant J.C. C’est le cas de L’épopée de Gilgamesh, qui retraçait les exploits du roi mésopotamien d’Uruk, à la fois figure héroïque et divinité. Évoquant la condition humaine et ses limites, la vie, la mort et l’amitié, ce récit raconte surtout comment le héros apprend l’éveil à la sagesse. Dans le même esprit, La Belle et la Bête, Le chat botté, Hansel et Gretel, La petite fille aux allumettes, Pinocchio ou encore Blanche-Neige sont des contes qui aident les enfants à apprivoiser la peur ou d’autres sentiments relatifs à l’existence.
Au revoir les marâtres tyranniques
Dans le livre Psychanalyse des contes de fées (Robert Laffont, 1976), le psychothérapeute Bruno Bettelheim explique ainsi que l’histoire des Trois Petits Cochons permet aux tout-petits d’intégrer la nécessité, pour grandir, de passer du principe de plaisir à celui de réalité régi par les contraintes. Pour autant, au fil des années, les contes ont évolué. Dans La Revanche des princesses (Poulpe Fictions, 2019), Anne-Fleur Multon met en scène de jeunes femmes audacieuses et décalées qui n’attendent pas stoïquement qu’un beau prince charmant vienne les embrasser. Espiègles et courageuses, elles partent elles-mêmes à l’aventure, tandis que les pères absents ou toxiques remplacent les marâtres tyranniques ou les sœurs rivales. Charles Perrault et les frères Grimm n’ont qu’à bien se tenir !
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
À partir de 3 ans. 6 €. Durée : 40 mn.
C’est le point d’orgue du dispositif de sensibilisation des lycéens à la culture. Il offre l’opportunité aux groupes de lycéens musiciens d’effectuer leur première scène, dans des conditions professionnelles, mais aussi de découvrir tous les à-côtés d’un spectacle : organisation, régie son, enregistrement en studio, répétitions …
Les groupes sélectionnés (jusqu’à 8) sont accompagnés pendant plusieurs mois par des professionnels, en particulier en répétition, jusqu’à la date du concert.
Le jour J, les musiciens lycéens découvrent l’univers du concert grâce aux rencontres avec différents professionnels de la musique.
- Alors, n’hésites plus si toi aussi tu veux tenter de monter sur scène et peut-être jouer à Rock en Seine, inscris-toi ici


La danse dans tous ses états ! Danseurs amateurs et professionnels se sont donné rendez-vous à Melun dans le cadre d’un sixième Dans’Hybrid, qui s’annonce haut en couleur. Dès le 30 octobre, à 10 heures, et jusqu’au 3 novembre, profitez des cours de Francesco & Maxime (danse à deux), des chorégraphes Amel Khaies (hip hop, contemporain) et Carole Bordes (jazz contemporain), mais aussi de ceux du champion de France et vice-champion du monde 2004 de breakdance, Rodrigue Lino (salsa-hip hop). Ces ateliers et cours sont accessibles dès 8 ans.
Le jeudi 2 novembre à 18h30, dix jeunes vidéastes prometteurs exposeront leur travail réalisé dans le cadre du programme « Créer, c’est Résister #7 ». Vous pourrez ensuite les retrouver sur la scène, en ouverture du spectacle La parole des vents créé par la compagnie Les Résilient.es, d’Amel Khaies. Cette nouvelle création conte l’histoire de six interprètes évoluant dans un monde postapocalyptique. Emportés par les vents et rythmés par leurs pensées, ils questionnent le rapport à soi, aux autres et à la nature.
Le clou du spectacle
Et ne ratez pas le bouquet final, samedi 4 novembre de 18h à 22h, avec l’incontournable Battle Hybrid’. Ce concours de danse verra de jeunes talents, amateurs ou semi-professionnels, s’affronter dans les catégories groupe et solo (12-18 ans et 18-25 ans). Chacun présentera deux chorégraphies, avec des musiques imposées et choisies le jour J. Leurs performances seront évaluées par un jury associant le public et quatre chorégraphes. Les heureux lauréats auront la chance d’assurer la première partie d’un spectacle, de réaliser une vidéo-danse avec un vidéaste confirmé et bénéficieront de places de spectacle en région parisienne. Cette battle sera ponctuée par les démonstrations de groupes amateurs issus du territoire et la présentation de deux créations originales : Re-Garde, pièce chorégraphique imaginée par la compagnie MF, et Giants, signée par Carole Bordes (compagnie Emois). Vous pourrez enfin laisser les décibels vous entraîner jusqu’au bout de la nuit, avec Rodrigue Lino et le DJ Senka aux platines.
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Dans’Hybrid #6. Du 30 octobre au 4 novembre à L’Escale de Melun.
Spectacles gratuits.
Infos : 01 64 52 10 95 ou billetterie.melun@camvs.com
Saviez-vous que Dreamcatcher signifie attrape-rêves ? Au-delà du titre d’un film américain sorti en 2003, adapté du roman éponyme de Stephen King, il s’agit d’un petit cerceau de bois comprenant un réseau de fils en forme de filet. Une croyance ancestrale raconte que cet objet empêcherait les mauvais esprits de pénétrer le sommeil de celui qui en est détenteur, notamment les plus jeunes. Agissant comme un filtre, il capterait les belles images de la nuit, en emprisonnant les mauvais rêves, d’où son nom.
Qui n’a jamais cherché à apaiser les peurs des tout-petits lorsque vient la nuit ? Les rêves sont comme leurs dessins, racontant les émotions qu’ils peuvent ressentir.
Ils éprouvent le besoin d’être rassurés, en apprenant aussi à se rassurer eux-mêmes. Nombre de spectacles abordent d’ailleurs ce thème des songes d’enfants.
Des contes apaisants
Créé par la compagnie bretonne Dans les bacs à sable, La Clé des rêves raconte l’histoire de Léa, petite fleur enracinée dans sa prairie qui n’éprouve qu’une envie : parcourir le monde. Une clef lui ouvrira la porte du pays des rêves. Destiné aux enfants d’un à six ans, La Fée des rêves met en scène les rituels et les jeux inventés par une petite fille pour apprivoiser progressivement son sommeil et l’appréhension qui l’accompagne. Nous pourrions évoquer Nino au pays des rêves, qui nous entraîne dans l’épopée d’un garçonnet de sept ans, qui veut être chevalier. Et voilà qu’une nuit, il se retrouve transporté au pays des songes.
Dans Semeurs de rêves, deux étrangers s’installent à Griseville et vont bousculer le quotidien des habitants de ce petit village. D’abord des enfants, puis des plus grands, en les conduisant à s’interroger sur leurs croyances, puis à écouter leur coeur et à prendre la route de leur plus grand rêve. Dans la mythologie grecque, déjà, les Oneiroi étaient des divinités qui personnifiaient les rêves. Qui ne s’est jamais endormi dans les bras de Morphée ? Un imaginaire dont de nombreux metteurs en scène se sont inspirés.
L’idée sous-jacente est évidemment d’aider les bambins à entrer sereinement dans le cocon apaisant de la nuit. Comme le disait Anatole France, « ce besoin de rêver, l’enfant l’éprouve. Il sent son imagination qui travaille et c’est pour cela qu’il a veut des contes. »
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Semeurs de rêves. Mercredi 4 octobre, à 15h, à l’Escale de Melun.
À partir de 7 ans. De 5 à 6 €. Durée : 55 mn.
Intimidant, le théâtre ? Allons bon… En 1h30, Claudine Bonhommeau et Loïc Auffret, seuls sur scène, nous invitent à une causerie teintée d’humour, en révélant les petits et grands secrets d’une représentation. Laquelle serait impossible à jouer sans le concours d’une ruche s’activant derrière le rideau.
Commandant les projecteurs ou la poursuite, le régisseur lumière éclaire la scène, suivant les indications de l’éclairagiste. Il permet ainsi au spectateur, par des effets successifs, de le plonger dans la pièce. Quant aux costumiers (et costumières), ils aident les comédiens à revêtir les costumes qu’ils ont imaginés et créés. Il y a aussi les décorateurs (et décoratrices) qui accompagnent les machinistes, chargés de procéder aux changements de décors et/ou d’accessoires entre deux scènes. Ce sont également eux qui les réceptionnent avant la représentation et les démontent après. Les machinistes-constructeurs les ayant préalablement conçus, associés à des peintres, menuisiers et électriciens. Millimétrée, cette organisation s’inscrit dans le cadre de la mise en scène.
Des artisans passionnés
Dans le spectacle Qu’est-ce que le théâtre ? Claudine Bonhommeau et Loïc Auffret coiffent les casquettes de metteurs en scène et de comédiens, sur un texte écrit par Hervé Blutsch et Benoît Lambert. Quant aux séquences dansées, c’est le chorégraphe qui veille à la stylisation de la gestuelle, ainsi qu’aux déplacements et aux interactions entre les acteurs. Dans ce ballet orchestré au cordeau, la coordination est assurée par le régisseur. Du matériel aux réglages, en passant par le recrutement des techniciens, ou encore la définition des moyens techniques et humains nécessaires, il est un maillon essentiel. Saviez-vous que c’est également lui qui gère les plannings, organise les déplacements, l’hébergement et la restauration des équipes ? Et chaque soir, il transmet une nouvelle feuille de route pour le lendemain !
Lorsque vous assisterez à Qu’est-ce que le théâtre ?, vous penserez peut-être à tous ces artisans passionnés qui se démènent pour que vous puissiez prendre un plaisir majuscule en savourant ce spectacle.
Par Benoît Franquebalme (agence TOUTécrit).
Qu’est-ce que le théâtre ? Jeudi 28 septembre à 20 heures, Grange de la Ferme des Jeux à Vaux-le-Pénil.
Infos : 01 64 71 91 28.
À partir de 12 ans.
Entrée libre sur réservation.
La musique romantique
Si les 1ères compositions de Beethoven se rattachent au courant classique, incarné par Mozart ou Haydn, celles témoignant de sa maturité artistique sont considérées comme les pionnières d’un mouvement naissant : la musique romantique. Le piano remplace définitivement le clavecin. Quant à l’orchestration, elle devient plus complexe, avec des sonorités plus élaborées. Les compositeurs se libèrent de la tutelle de leurs commanditaires, n’hésitant pas à s’inspirer de grandes œuvres littéraires. Afin d’exprimer la palette des émotions (la joie, la colère, la tristesse, le désespoir, la révolte ou l’exaltation), ils explorent de nouveaux territoires, avec la musique absolue, le poème symphonique, le lied (signifie « chanson » ou « chant » en langue allemande, ndlr), les pièces de piano romantique telles que la sonate, le prélude, la ballade, le nocturne ou la fugue.
Un siècle de génies
Le romantisme musical s’inscrit dans une forme de liberté, où l’inspiration prévaut. À l’instar de Beethoven, de nombreux compositeurs s’inscriront dans ce courant novateur, tels Berlioz, Schumann, Liszt, Brahms, Bizet, Tchaïkovski ou Strauss, pour n’en citer que quelques-uns. Une époque où la symphonie est au firmament. Si Beethoven l’a portée à son apogée, d’autres s’y essayeront en privilégiant cependant des compositions plus légères comme la musique de chambre. Mais Wagner lui donnera du souffle, à la fin du XIXe siècle, inspirant notamment Brahms, Mahler et Bruckner.
Le dimanche 25 juin à La Rochette, l’Orchestre Melun Val de Seine mettra la musique romantique à l’honneur, avec un récital où seront notamment interprétées des œuvres de Beethoven, Dvorak, Bruch ou encore Fauré.
Par Virginie Champion (agence TOUTécrit)