Une voix gutturale et digitale, des lunettes de soudeur, un costume trois-pièces rayé ou à carreaux et un visage emmailloté de bandelettes… Voici Klek Entòs, sosie de Rorschach. Accrochez-vous car, comme ce héros de la bande-dessinée Watchmen, il ne prétend pas divertir les enfants, son spectacle étant déconseillé aux moins de 12 ans. Dans Oserez-vous ?, le héros sera peut-être l’un d’entre vous. Magicien et mentaliste, Klek Entòs va mettre vos nerfs à rude épreuve, puisque son crédo tient en quatre mots : « La peur est un choix ».
Attachez vos ceintures !
Il apparaît sur scène avec une hache sur l’épaule, incarnant un personnage mystérieux, à l’instar de ceux que l’on voit dans certains films de Tim Burton ou de Guillermo del Toro. Racontant qu’il est né en 1888, il a vécu la mort de sa fiancée survenue lors de l’incendie d’un hôtel, quelques jours avant leur mariage. Il a tenté de la sauver en pénétrant de force dans sa chambre. En vain. Depuis, il porte cette hache, « comme on porte sa croix ». Cachant la photo de sa promise dans un médaillon auquel sont accrochées deux alliances, il termine chacun de ses numéros par un « au revoir » à sa bien-aimée.
Aux quatre coins du monde
Mais où va-t-il vous emmener ? Bienvenue dans l’univers de Klek Entòs, de son vrai nom David Stone. Âgé de 52 ans, ce prestidigitateur a commencé en donnant des cours de magie aux quatre coins du monde pendant quinze ans. Des voyages au cours desquels il rencontrera Jean-Baptiste Dumas, qui deviendra son metteur en scène. C’est en 2018 qu’il se révèle au grand public dans La France a un Incroyable talent dont il atteindra la finale, avant de réaliser à nouveau cet exploit en 2020 sous le nom de… Klek Entòs. Klek fait référence à la klecksographie, une technique consistant à faire des taches sur une feuille avec de l’encre, puis à plier la feuille et à en interpréter le résultat. Quant à Entos, qui est l’anagramme de Stone, cela signifie « intérieur et âme » en grec. Ayant participé à plus d’une dizaine d’émissions de télévision, dont America’s Got Talent aux États-Unis, on l’a également vu dans Vendredi tout est permis sur TF1. Un talent à l’état brut. On vous a presque tout dit, mais presque seulement.
Le reste est à découvrir dans Oserez-vous ?, un show unique et électrisant !
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Klek Entòs sera sur la scène du Mas au Mée-sur-Seine, mardi 29 octobre à 20h30.
Infos : 01 64 87 55 36. Tarifs : de 14 à 22 euros. Spectacle déconseillé aux moins de 12 ans.
Deux ans après que le CIO ait choisi Paris pour l’organisation des Jeux 2024, Frédéric Ferrer a imaginé Olympicorama, qu’il décrit comme une « proposition de mise en jeu des Jeux olympiques, épreuve après épreuve ». Et il lui a fallu du souffle pour serpenter parmi quelques-unes des 329 disciplines où, à partir du 26 juillet prochains, les athlètes chercheront à donner vie à leur rêve olympique. Après avoir commencé son marathon par le 400 mètres, il a enchaîné avec le handball, le tennis, le lancer du disque, le saut en hauteur ou encore le fleuret. Créateur, acteur et metteur en scène, Frédéric Ferrer est seul en scène durant 45 minutes, avant d’être rejoint par un(e) sportif(ive).
Ainsi, Mélanie Skotnik, recordwoman de France du saut en hauteur, s’était livrée à une démonstration, tandis que, pour la 4e épreuve de son programme, c’est l’ancienne championne d’Europe et championne du monde de relais 4×100, Christine Arron, qui s’était exprimée sur les questions liées au genre.
Plongez dans la mémoire des Jeux
À Vaux-le-Pénil, place au judo avec La voie de la souplesse. Inscrite au programmeolympique depuis les JO de Tokyo en 1964, cette discipline, pourvoyeuse de médailles pour la délégation française (David Douillet, Thierry Rey, Lucie Decosse, Teddy Riner, etc.) permettra au vibrionnant Frédéric Ferrer de nous entraîner sur le tatami, où il abordera le para-judo, les techniques, le rituel ou encore les ceintures de ce sport inventé par Jigorō Kanō et arrivé en France avec Moshé Feldenkrais. Sur scène, il sera accompagné par Fabien Balnoas, président du club de judo de Vaux-le-Pénil, et plusieurs judokas locaux.
Frédéric Ferrer contextualise aussi les valeurs de l’olympisme, en imaginant des perspectives, car comme il le dit « une célébration n’en est pas une, si elle n’utilise pas le passé pour penser le futur. L’olympisme est un miroir de l’évolution du monde et un prisme de questionnement vertigineux ». Chevalier des Arts et des Lettres en 2010, cet agrégé de géographie a également écrit plusieurs spectacles autour du réchauffement climatique. Directeur de la compagnie Vertical Détour installée à Bagnolet, il a joué en mars dernier une représentation abordant le breakdance, nouvelle discipline olympique.
Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Venez applaudir Frédéric Ferrer, le 30 mai à 20 heures à la grange de la Ferme des Jeux à Vaux-le-Pénil, où il jouera Olympicorama.
Tarifs : de 8 à 16 €. Infos : 01 64 71 91 28. Durée : 1h30.
Les fondations du seul en scène ont été jetées dès la fin duXIXe siècle dans les cabarets français et américains. Déjà en 1885, à Paris, l’acteur Coquelin Cadet rencontrait un grand succès avec Les Réformes, monologue comique écrit par Georges Feydeau et portant sur la classe politique. Tombé un temps en désuétude chez nous, ce genre a ensuite connu un renouveau dans les années 1950 avec Robert Lamoureux et Fernand Raynaud, dont les héritiers seront Raymond Devos, Guy Bedos, Coluche ou encore Pierre Desproges.
Une nouvelle révolution sonne dans lesannées 2000. En important la pratique américaine du stand-up, avec Le Jamel Comedy Club sur Canal+, Jamel Debbouze et le producteur Kader Aoun voient naître une génération talentueuse d’humoristes. Contrairement au seul en scène qui s’appuie sur des personnages fictifs, le stand-up repose sur le vécu du comédien, qui se raconte en s’adressant directement au public. Avec l’émergence des réseaux sociaux et l’essaimage des petites salles que sont les Comedy Club, des dizaines d’artistes chevronnés ont émergé depuis vingt ans.
Corrosifs, irrévérencieux et drôles
À 46 ans, Fabrice Eboué fait figure de vétéran. Révélé dans Le Jamel Comedy Club, il revient avec un quatrième spectacle baptisé Adieu hier. Incorrigible râleur et provocateur né, il étrille la modernité et assume d’être « un mec à l’ancienne ». Du second degré, à l’état brut ! Quant à Edgar-Yves Monnou, il s’inscrit quant à lui dans un registre résolument politique avec Solide. Né en 1987 et originaire du Bénin, ce fils de diplomate oserait bien dire que ce pays africain est le plus corrompu du monde, mais il a peur « que les autres pays soient jaloux ». Un one man show original et revigorant !
Et ce n’est pas tout, puisque d’autres étoiles du stand-up seront également sur scène en mars. À 32 ans, Fary a déjà rempli l’Accor Arena de Bercy et le court Philippe-Chatrier de Roland Garros. Rien que ça ! Aime-moi si tu peux, son troisième show, explore la vie à deux, les bonheurs et impasses du couple. C’est rafraîchissant et pimenté. Enfin, ne manquez pas la prestation d’Ahmed Sylla dans Origami. « Je me demande quel aurait été mon destin, si je n’avais pas plié bagage de ma ville natale au Sénégal », s’interroge ce Nantais de 33 ans. Et quelque chose nous dit qu’il a la réponse…
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Fary, le 8 mars à 20h15 à l’Espace Pierre Bachelet à Dammarie-lès-Lys (COMPLET)
Edgar-Yves Monnou, le 15 mars à 20h30 aux 26 Couleurs à Saint-Fargeau-Ponthierry. (COMPLET)
Ahmed Sylla, le23 mars à 20h15 à l’Espace Pierre Bachelet à Dammarie-lès-Lys (COMPLET)
Fabrice Éboué,le 21 mars à 20h30 au Mas au Mée-sur-Seine
Né en 2005, Podium Paris est un chœur réunissant entre 40 et 70 choristes, dont la vocation est de lutter contre la discrimination, quelle qu’en soit la forme. Pratiquant le chant à quatre voix et constitué d’interprètes issus de la communauté LGBTQI+, cet ensemble puise dans le répertoire de la variété française et internationale, en nous offrant un moment culturel et artistique hors du temps.
Mais saviez-vous que Podium Paris s’inscrit dans une tradition millénaire ? Dès le IVe siècle avant J.-C., le philosophe grec Platon vantait les mérites des Égyptiens qui établissaient, par la loi, les paroles des chansons qu’ils trouvaient les plus belles puis les enseignaient à leur jeunesse. Plus tard, au Xe siècle, sûr des bienfaits du chant, le médecin persan Avicenne s’en servit pour soulager et traiter les douleurs de ses patients. Et en 1954, l’ingénieur du son français Jacques Jost posa les bases de la musicothérapie et étudia les effets bénéfiques du chant sur les maladies mentales, avec la faculté de médecine de Paris.
Berceuses pour bébé
Aujourd’hui, il est d’ailleurs admis que chanter apaiserait bien des douleurs chroniques, mais atténuerait aussi les problèmes respiratoires. Combiné à des exercices d’orthophonie, s’y adonner aiderait les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à lutter contre les troubles de la parole et de la voix. Dans un registre différent, fredonner une berceuse à un bébé pour l’endormir aurait également des vertus, en diminuant notamment les risques de colique et en favorisant la durée de sommeil. Elles permettraient aussi de renforcer le lien entre les parents et l’enfant.
Dès lors, rien d’étonnant à ce que les chorales connaissent un engouement croissant. Environ 10 000 sont répertoriées en France et près de trois millions de personnes en feraient partie ! Comme le dit un proverbe égyptien « n’est malheureux que celui qui ne sait pas chanter ».
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Les chanteurs seront accompagnés de 5 chorales de notre territoire :
– Les classes de chant de la Compagnie Le Point du Jour
– Celles du conservatoire Les Deux Muses – Melun
– Choeurus line
– La Chorale Arpège – Maincy
– Unies Sont Nos Voix 77 – Melody Gospel de Savigny-le-Temple
All you need is love ! Chantons l’amour est programmé vendredi 9 février à 20h30 à L’Escale de Melun.
Tarifs : de 8 à 16 €. Infos : 01 64 52 10 95.
Les communes de Melun, le Mée-sur-Seine, Dammarie-lès-Lys, Vaux-le-Pénil, Saint-Fargeau-Ponthierry et la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine s’associent pour proposer une saison culturelle commune, avec un abonnement aux tarifs très avantageux pour les spectateurs.
Musique, Théâtre, Humour, Cirque, Jeune public … chacun peut trouver son bonheur près de chez soi.
Découvrez la suite de la programmation dans ce teaser vidéo :
Qui ne connaît pas Pinocchio, petit pantin de bois né de l’imagination de Gepetto et dont le nez s’allonge lorsqu’il ment ? Par le biais des studios Disney, le personnage apparaît, pour la première fois, sur les écrans français dès 1946. Si les enfants adorent et s’amusent des aventures de Pinocchio, le roman qui lui a donné naissance trouve ses racines dans un registre moins gai. Ce conte fantastique, intitulé Les Aventures de Pinocchio, parait d’abord, entre 1881 et 1883, sous la forme d’un feuilleton à épisodes dans une publication italienne pour enfants. Son acteur, Carlo Collodi, a 55 ans lorsqu’il écrit ce conte, aigri par l’insuccès de ses œuvres. Lorsqu’il adresse son premier épisode au directeur du journal, il l’accompagne d’une “dédicace” : « Je t’envoie cette gaminerie,fais-en ce que bon te semble; mais si tu la publies, paie-moi comme il faut pour me donner envie de continuer. » L’aventure durera deux ans et s’étalera sur 26 numéros !
Dimension tragique
Carlo Collodi choisit de faire mourir son héros, par pendaison, après seulement huit numéros. Mais, confrontée aux protestations des petits lecteurs, la publication reprendra finalement, pour s’achever le 25 janvier 1883 avec la transformation de la marionnette en véritable garçonnet. Pour autant, Collodi n’épargne pas Pinocchio – qui signifie pignon, la graine comestible du pin parasol – successivement changé en baudet, jeté à la mer puis avalé par un requin. Devenu âne, il est ensuite acheté par un directeur de cirque pour assurer des représentations. Un artifice qui permet à l’écrivain de dénoncer le travail et l’exploitation des enfants à la fin du XIXe siècle. L’épisode de l’illusoire « pays des jouets », servant d’appât pour attirer les bambins, est révélateur.
Un récit philosophique
D’ailleurs, de nombreux metteurs en scène exploiteront le registre noir dans lequel s’inscrit Pinocchio. Évoquons le cinéaste Guillermo del Toro qui, en 2022 sur Netflix, fait de la marionnette un artefact destiné à consoler Gepetto de la mort de son fils durant la Première Guerre mondiale. Ou encore le réalisateur Matteo Garrone qui, deux ans plus tôt, signe Pinocchio, dont la tête se creuse de veinures de plus en plus profondes, à mesure qu’il échoue à embrasser la condition humaine à laquelle il aspire. On le voit, plus qu’un conte fantastique, Pinocchio est surtout une métaphore philosophique.
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Pinocchio. Samedi 16 décembre de 16h à 17h30 au Mas du Mée-sur-Seine.
À partir de 3 ans. Tarifs : de 9 € à 22 €. Infos : 01 64 87 55 36.