Vous rappez depuis l’âge de 16 ans. D’où provient votre goût pour ce style musical ?
Lorsque j’étais ado, j’écoutais plutôt du rock’n’roll ou du métal, notamment le groupe californien Red Hot Chili Peppers. J’ai ensuite découvert le rappeur Nekfeu, qui a amené de nouveaux thèmes, avec des textes plus profonds. Comme lui, je veux écrire des paroles humaines et sensibles. Aujourd’hui, des artistes comme Zamdane, Hamza ou l’américain XXXTentacion ne me laisse pas indifférent.
Comment avez-vous commencé ?
Si j’en éprouvais l’envie, j’ai longtemps hésité avant de me lancer. C’est un un ami qui écrivait déjà qui m’a aidé. J’ai d’abord beaucoup répété dans mon coin. J’ai ensuite choisi le nom de Woody LMS, qui fait référence à un personnage de la série Top Boy sur Netflix. Il évoque aussi le dessin-animé Woody Woodpecker, que je regardais lorsque j’étais enfant, et le cowboy Woody dans le film d’animation Toy Story. J’ai donné mon 1er concert, il y a un an, au Transbordeur de Lyon, avant de participer au festival des cultures urbaines, chez moi, au Mée-sur-Seine. J’étais stressé mais ça reste un très bon souvenir.
Quels sont vos thèmes de prédilection ?
Je suis né à Bagnolet et j’ai grandi dans le XXe arrondissement de Paris. Mais j’ai beaucoup fréquenté le Circée, au Mée-sur-Seine. J’évoque donc la vie de ce quartier dans certaines de mes chansons, mais aussi des sujets plus personnels.
Pourquoi votre premier album s’appelait-il L’Étranger ?
C’est une référence au roman d’Albert Camus, que j’ai découvert en passant mon bac littéraire au lycée George Sand, au Mée-sur-Seine. Être étranger ne signifie pas forcément venir d’un autre pays. On peut aussi éprouver ce sentiment par rapport au monde qui nous entoure, comme s’il nous était extérieur. C’est souvent mon cas. Le second s’appelle Love Letter. Sorti en décembre dernier, il est consacré à une rupture amoureuse qui m’a marqué. La force de la langue française, c’est que l’on peut exprimer beaucoup de choses avec les mots.
Vous êtes à l’affiche des Amplifiés. Quelle sera la tonalité de votre spectacle ?
Mon rap est introspectif mais j’aime aussi kicker, c’est-à-dire mettre de l’ambiance dans la salle. Le concert sera donc un mélange des deux, avec une dizaine de morceaux. Nous serons trois sur scène, avec un DJ et un backeur, qui rappe avec moi. J’ai hâte d’y être.
Propos recueillis par Benoît Franquebalme (agence TOUTécrit)
2018 : Elle pose ses premiers textes
2021 : Sortie de son premier EP Cadavre Exquis
2022 : Sortie du triptyque « Mythologie », « Fuck1RSA », « NGR »
Eesah Yasuke : « Eesah (à prononcer Issa, ndlr) vient de mon vrai prénom, Isaïah. Quant à Yasuke, ça vient tout droit du premier samouraï noir au Japon, au XVIe siècle. Ça m’a tout de suite parlé.
E.Y. : On peut dire que j’ai de nombreuses influences… et diverses ! Quand j’étais plus jeune, j’écoutais beaucoup de musique africaine, de la rumba congolaise, du coupé décalé… Je n’écoutais pas spécialement du rap. Le premier morceau de rap que j’ai écouté c’était Hasta la vista de Mc Solaar. J’ai aussi beaucoup écouté du rock, avec Muse, Rage against the machine, j’ai même eu ma période métal, avec System of a Down… Aujourd’hui encore, j’écoute de tout, y compris de l’électro et de l’afrobeat, avec un artiste comme Burna Boy, qui est pour moi un artiste complet et rend bien hommage à l’afrobeat de Fela Kuti. Mais j’écoute aussi du Chopin, ça me détend.
E.Y. : J’écris tous mes textes mais je ne compose pas. C’est ma volonté. Je préfère bien m’entourer pour ça. Et faire appel à des musiciens différents à chaque fois. Cela permet de ne pas être dans l’ennui et la redondance. Par ailleurs, j’ai aussi beaucoup évolué depuis « Cadavre exquis », mon premier EP. Après, je n’exclus pas de faire au moins une production sur le prochain album, ce serait un challenge.
E.Y. : Le rapport direct avec le public change tout ! Il me faut aborder la musique différemment. Quand j’écris, c’est très intime, très intimiste. Quand une idée devient un objet, quand un texte devient une chanson, ça ne nous appartient plus. Et pour transmettre cet objet, il faut se mettre dans un état particulier, il faut obligatoirement créer un lien avec le public pour qu’il puisse le recevoir.
« Je me suis tournée vers le rap pour m’exprimer. J’ai repris l’écriture mais cette fois pour interpréter mes textes »
E.Y. : Oui, en 2019. C’est à partir de là que j’ai repris l’écriture. Dans le même temps, je me suis tourné vers le rap pour m’exprimer. J’ai repris l’écriture mais cette fois pour interpréter mes textes, c’était une évidence. Ce qui n’était pas le cas auparavant quand, plus jeune, j’écrivais des poèmes à l’âge de 14 ans, quand j’ai été placée en foyer.
E.Y. : Mon passé, ce que j’ai vécu, tout cela m’a forgé en tant que personne, c’est sûr. Et naturellement cela a influencé et influence toujours mon écriture.
E.Y. : Je travaille déjà sur un autre morceau qui fera partie d’un prochain EP. Je vais poursuivre également les tournées. On ne sera pas sur une soixantaine de date, comme l’année dernière, mais on va redémarrer plus doucement, de façon à pouvoir laisser faire le travail de création… Car j’ai un projet d’album, mon tout premier. J’ai beaucoup évolué et il sera complètement nouveau par rapport à ce que j’ai pu faire jusqu’ici. »
Tony Saint Laurent
« J’ai l’impression d’être en garde à vue ! » S’il se prête volontiers au jeu de l’interview, Tony Saint-Laurent se livre à tâtons. Au téléphone, il consent à nous dire qu’il est né à Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, et qu’il réside à Paris depuis son adolescence. Quant à son âge ? Mystère…
« Disons que je suis quadragénaire« , souffle-t-il, avant de s’en tirer par une pirouette : « Pourquoi demander leur âge aux hommes et pas aux femmes ?«
« Déjà en classe, je faisais rire mes copains »
Ces questions sociétales sont au cœur de son 3e one man show, intitulé Efficace.
J’avais envie d’être direct et que les spectateurs aient la banane à la sortie, explique-t-il. Je voulais le faire sans choquer, ni blesser. D’où le nom de ce spectacle que je qualifierais de feel good. J’espère que mon humour est universel et transgénérationnel.
Pendant près d’une heure et demie, il aborde pêle-mêle la maltraitance animale, sa vie sentimentale, le véganisme et les rapports entre les hommes et les femmes. À ce sujet, il remercie son ex-petite amie qui lui a été infidèle et l’a quitté il y a quelques années. « Ça a été le point de départ de ma carrière, confesse-t-il. Dans ces moments-là, certains sombrent dans la dépression, d’autres sortent en boîte. Je me suis dit que c’était le moment de monter sur scène ».
Nous sommes en 2012. Appelez-moi Tony Saint-Laurent suscite alors l’attention du Jamel Comedy Club, l’émission de Canal+ créée par Jamel Debbouze. L’artiste y restera 3 ans, aux côtés d’humoristes tels Malik Bentalha, Nawell Madani ouDjal. « Ce fut une bonne école. Tu as cinq minutes pour montrer ton travail, cela m’a permis d’être rigoureux et efficace ». Après avoir raté son bac et exercé de nombreux petits boulots (barman, vendeur de téléphones), cette boule d’énergie a trouvé sa voie. « Déjà en classe, je faisais rire mes copains. Rien d’étonnant à ce que j’ai eu envie de sauter le pas« .
Comédien et animateur
Depuis, il a assuré la 1ère partie de Gad Elmaleh et interprété plusieurs rôles, au cinéma et à la télévision, notamment dans Paris à tout prix et Super-héros malgré lui. Il est également l’un des piliers de Vendredi, tout est permis, l’émission de TF1 présentée par Arthur, qui est également son producteur :
Je me nourris de son expérience, car il a beaucoup de métier. Il vient voir mes spectacles et me conseille
Ce fan de Florence Foresti tient aussi à remercier son grand-père, qui lui a fait découvrir les Monty Python et Louis de Funès. Très actif sur Instagram, Tony Saint Laurent se concentre actuellement sur Efficace, avec lequel il est en tournée. Il s’arrêtera cet été à Avignon et à l’Apollo théâtre de Paris, en septembre. Mais avant, vous pourrez découvrir son nouveau spectacle, le 7 avril à 20h30 au Mas, au Mée-sur-Seine.
A retrouver…

Quel parcours avez-vous suivi ?
Je le qualifierai d’atypique pour une artiste plasticienne ! J’étais une bonne élève, j’ai passé un bac scientifique, avant de m’orienter vers un DUT informatique. Diplôme en poche, ce qui rassurait mes parents, j’ai décidé qu’il était temps que je fasse ce dont j’avais vraiment envie. Je voulais être artiste, mais n’avais aucune pratique. Je me suis inscrite à des cours de la Ville de Paris, puis je suis entrée en Deug d’arts plastiques à Paris 1. L’année suivante, j’ai été admise à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts. Si bien que je suivais 2 cursus en même temps. C’était passionnant. À l’université, les cours théoriques sur l’histoire de l’art, les mouvements avant-gardistes et l’esthétique m’ont appris à réfléchir et à structurer ma pensée. Aux Beaux-Arts, la pratique en atelier, sans contrainte. Nous étions complètement livrés à nous-mêmes. Idéal pour moi ! Car j’utilisais ma tête et mes mains.
Comment avez-vous trouvé votre style ?
C’est toujours compliqué d’y parvenir, mais un événement personnel a marqué un tournant dans ma vie d’artiste. Mon grand-père est décédé. En le voyant, allongé sur son lit, je repense à tous ces insectes et ces végétaux que j’aimais récolter, étant petite. Je commence alors un travail répétitif. Tous les jours, je ramasse quelque chose dans la rue : un papier, un ticket, un insecte mort ou une feuille. Je le découpe en forme de scarabée et je constitue un éphéméride de 365 scarabées, qui sont autant de petites pensées en hommage à mon grand-père. C’est ce qui m’a toujours passionnée : la trace du temps et du vivant dans la nature.

Comment avez-vous enchaîné après ?
Je me suis intéressée aux fossiles, qui sont des sculptures naturelles, les restes d’un temps passé qui n’est plus. J’en ai ramassé au hasard de mes pérégrinations. D’ailleurs, c’est toujours la base de mon travail artistique. Je glane des matériaux voués à la disparition et leur redonne vie. Une forme de renaissance grâce à l’art.
Parlez-nous d’Haire, votre robe de cheveux…
Ma mère me coupait elle-même les cheveux et, chaque fois qu’elle le faisait, elle gardait des boucles ou une natte. Ces cheveux, que j’ai retrouvés, ont cristallisé une réflexion sur le temps qui passe. Que reste-t-il de notre enfance ? Nous sommes toujours la même personne et pourtant l’enfant que nous étions n’est plus. Les cheveux sont comme un fil d’Ariane. J’ai commencé à créer une robe avec mes cheveux d’enfant ; c’est un vêtement qui est comme une coquille formée de ma propre exsudation, une sculpture de peau. À mesure que le temps s’écoule et que mes cheveux poussent, je les coupe, les garde et les intègre à ma robe qui grandit et continue de le faire comme un végétal dans la nature.
Le temps s’inscrit-il comme un fil rouge dans votre travail ?
Je poursuis ma réflexion sur le vivant. Je trouve des matériaux dans la nature, des choses ayant une âme et un sens. Je travaille sur l’idée d’empreinte et de mue. Je cherche des ponts entre les règnes animal, végétal et minéral. Par exemple, j’ai créé un vêtement d’enfant avec des champignons. C’est comme une carapace. Parce que nous, humains, en sommes dépourvus. Nous n’avons que la peau, que rien ne recouvre.
Que nous dit la Botte de Diane ?
Je suis partie du mythe de Diane et Actéon. La déesse Diane se baigne. Actéon la voit. Pour le punir de cette audace, Diane le change en cerf et ses chiens le mangent. Ma botte de Diane est faite d’épines de roses, elle est très élégante et, en même temps, elle matérialise la patte du cerf. En s’amalgamant, les épines deviennent une fourrure.

La verra-t-on à l’Espace Saint-Jean de Melun ?
Oui, sans doute. L’exposition comprendra aussi des sculptures objets et des dessins. Je peins à l’aquarelle et à l’encre. Comment la tâche devient-elle une forme ? Cela me fascine. Récemment, j’ai beaucoup travaillé sur le bleu et la transparence. À l’Espace Saint-Jean, qui est très grand, j’aimerais créer un va-et-vient entre les sculptures et les peintures. Il y aura des œuvres anciennes et des créations récentes. J’aime préparer des expositions, que je prends comme des challenges. Je crée du nouveau jusqu’au bout, jusqu’à la date limite !
Propos recueillis par Virginie Champion (agence TOUTécrit)
A retrouver…
Comment est née la compagnie la Nébuleuse de septembre, qui produit L’Exercice du super héros ?
Danseur et chorégraphe, Martin Grandperret a fondé cette structure il y a six ans. Étant moi-même comédien, je l’ai rejoint en 2021 et nous avons monté « L’Exercice du super héros », notre première production. Depuis, nous codirigeons la compagnie, avec l’ambition de créer des spectacles mêlant toutes les disciplines dont, bien sûr, le théâtre et la danse.

Sur quoi repose l’idée de ce spectacle ?
Avec Martin, nous nous sommes rencontrés en 2019 à Sénart, où nous travaillons régulièrement. Nous avions tous deux un projet en cours. Nous avons toujours mené des actions culturelles, chacun de notre côté, principalement dans l’Essonne qui est notre port d’attache. Nous intervenons auprès de publics variés, notamment des élèves scolarisés dans des lycées professionnels, afin de leur faire découvrir la danse et le théâtre. « L’Exercice du super héros » est né de ces expériences. Nous voulions montrer au grand public ce qu’est, de l’intérieur, un atelier de pratique artistique. Notre idée était de mettre en lumière ces activités, qui sont souvent considérées comme le parent pauvre du théâtre.
Les ateliers sont des espaces de liberté et de création, hors du cadre scolaire. Les jeunes, pas tous bien sûr, peuvent s’y découvrir et nous sommes là pour les y aider. Nous ouvrons des portes. Il arrive que des professeurs, lors des restitutions finales, voient différemment leurs élèves. Combien de fois ne nous a-t-on pas dit “Je ne le reconnais pas, il est complètement différent en classe” ? Il y aussi des jeunes avec lesquels ça ne fonctionne pas, avec des moments de découragement.
Quelle est l’intrigue ?
Il y a 2 personnages sur scène. Le premier, Patrick, est un adolescent de 17 ans qui n’aime que la boxe. C’est l’élève. L’autre est professeur. Martin et moi interprétons les 2 rôles, en interchangeant. Lorsque Patrick commence l’apprentissage de la danse, je l’interprète puisque je ne suis pas danseur, Martin incarnant alors le professeur. Quand Patrick travaille son éloquence, c’est moi qui devient le professeur. Nous avançons ainsi.
Notre héros découvre peu à peu un monde qui lui était totalement étranger. Bouleversé par cette expérience, il est submergé par des émotions artistiques, tout en racontant sa vie de jeune homme, qui n’est pas toujours facile et même parfois dramatique.
Patrick existe-t-il réellement ?
Non, bien sûr. Il incarne le portrait de tous les jeunes que nous avons rencontrés dans nos ateliers. Nous avons travaillé de manière très documentaire, en mêlant réel et fictif. Mais le public nous pose souvent cette question ! Ce spectacle s’adresse à tous, aussi bien aux jeunes évidemment qu’aux adultes, qui pourront renouer avec leurs souvenirs de jeunesse.
Il y est aussi question de transmission…
C’est effectivement une idée qui nous a guidés durant le processus de création. Que transmettons-nous à nos descendants ? Nous nous demandions sans cesse ce que nous aurions fait à leur place, lorsque nous avions 17 ans. Où en étions-nous, alors, dans notre vie ? On comprend que la transmission opère dans les deux sens : du professeur vers l’élève et de l’élève vers le professeur.
Propos recueillis par Virginie Champion (agence TOUTécrit)
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Vous vouliez être éducateur et voilà que vous vous retrouvez sur scène. Comment votre cheminement s’est-il opéré ?
Je suis monté à Paris en 2015 pour devenir éducateur spécialisé, via un contrat en alternance. À l’époque, j’admirais déjà les artistes du stand-up, tels Gad Elmaleh, Jamel Debbouze et ceux qui apparaissaient dans le Jamel Comedy Club sur Canal+. Le week-end, je retournais dans ma famille à Limoges. Au bout de quelques semaines, j’ai décidé de rester plus longtemps à Paris. J’ai commencé à fréquenter les scènes ouvertes sur lesquelles les comédiens de stand-up se produisent, notamment le Café Oscar.
Après seulement deux ans, vous déboulez sur la scène du Comedy Club de Jamel Debbouze. Vous n’avez pas perdu de temps !
Des collaborateurs de Jamel m’ont repéré sur une scène ouverte. J’ai eu la chance de faire partie de cette troupe, puis de partir en tournée avec des humoristes comme Inès Reg ou Roman Frayssinet. J’ai mis du temps à trouver mon style. Pendant 3 ans, j’appliquais les codes classiques du stand-up avec beaucoup d’énergie et un phrasé très rapide. J’ai fini par comprendre que ce n’était pas moi. Peu à peu, j’ai trouvé mon propre style, plus lent, davantage en lien avec ma personnalité. Moi, je suis normal, ce sont les gens qui sont un peu speed ! Quand j’ai eu ce déclic, j’ai créé mon premier spectacle, qui s’appelait À 100 %… ou presque ! Les gens ont l’impression que mon parcours a été fulgurant, mais il m’a demandé beaucoup de travail et de temps.
Le vrai déclic a lieu en 2018 au Montreux Comedy Festival, où vous faites un triomphe. Comment cela s’est-il passé ?
Le public a aimé mon sketch J’aurais kiffé être une tortue (celui-ci cumule 13 millions de vues sur YouTube) et cela m’a propulsé. Je suis devenu chroniqueur dans Clique TV, l’émission de Mouloud Achour, sur Canal+. Depuis, tout s’enchaîne. Je suis actuellement en tournée. Elle se terminera les 23 et 24 juin à La Cigale à Paris. Puis, je me consacrerai à mon nouveau spectacle, que je suis en train d’écrire.
Je suis ravi de jouer au Mée-sur-Seine. D’autant plus que je ne suis jamais allé en Seine-et-Marne.
Et le cinéma ?
Cela a commencé par un petit rôle dans Rendez-vous chez les Malawas, de James Huth (2019) avec Christian Clavier et Mickaël Youn. Il y a aussi eu Les Méchants de Mouloud Achour. Mais l’expérience la plus étonnante a été Le dernier mercenaire, de David Charhon (2021) avec Jean-Claude Van Damme. Nous avons tourné le film à Kiev, en Ukraine, en 2020. Les allers-retours avec la France étaient compliqués, en raison du Covid et je suis resté trois mois sur place. Du coup, j’ai sympathisé avec Jean-Claude Van Damme. Parfois, nous nous envoyons des SMS.
Lors de film Loin du périph, de Louis Leterrier (2022), vous avez aussi rencontré Omar Sy. Racontez-nous.
Il a été très bienveillant avec moi. Il m’a donné pas mal de conseils. Par exemple, sur le plateau, Omar me demandait souvent de me tenir droit et de relever le torse. Ce métier me permet de faire des rencontres incroyables. Comme celle avec Stromae, qui est venu voir mon spectacle à Paris.
Vous avez fait beaucoup de chemin depuis 2015. Quel regard vos proches portent-ils sur votre parcours ?
Ils sont contents. Parfois, je me moque gentiment de Limoges sur scène, mais ils savent que c’est un hommage. Ils ne s’attendaient pas à ce que ça aille aussi loin, et j’avoue que moi non plus. La scène était un hobby. Elle est devenue mon métier.
Propos recueillis par Benoît Franquebalme (agence TOUTécrit)