Rendez-vous dès le 18 juin

Rire, c’est encore mieux en famille ou avec des amis. Alors rions ensemble en compagnie de nos acteurs préférés, devant de franches comédies grand public, un genre très prisé par le cinéma français. Laure Calamy est hilarante dans Antoinette dans les Cévennes où elle poursuit son amant parti en vacances avec sa femme et se laisse embarquer dans une randonnée avec un âne très peu coopératif. Dans Ibiza, retrouvez un Christian Clavier en pleine forme ! Pour faire plaisir à sa nouvelle compagne et à ses deux fils adolescents, il les emmène à Ibiza en pleine saison touristique. Plutôt habitué au calme et à la solitude de sa vieille bâtisse en Baie de Somme, il va vivre le choc des générations ! 

Dix ans après leur épique randonnée sur le GR20 en Corse, emboîtez le pas du quatuor de choc formé par Karin Viard, Géraldine Pailhas, Benoît Poelvoorde et Vincent Elbaz dans Les Randonneurs à Saint-Tropez. Bien sûr, les vacances ne seraient pas totalement réussies sans un petit tour au Camping, en compagnie de Franck Dubosc (alias Patrick Chirac), Gérard Lanvin, Mathilde Seigner, Claude Brasseur et toute la bande du camping des Flots bleus. Et pour les plus jeunes, il y a toujours l’option colonie de vacances, avec Jean-Paul Rouve et Omar Sy. Dans Nos jours heureux, ils assurent vraiment… enfin presque.

Plus exotique, Baby Sitting 2 nous entraîne au Brésil où un séjour de rêve se transforme en cauchemar absolu pour notre plus grand plaisir. Mais finalement, rien ne vaut la Bretagne, surtout en 1976, qui fuit une année très chaude. Dans un petit village, se retrouvent par le plus incongru des hasards Juifs pieds-noirs, Bretons catholiques, Parisiens et provinciaux qui pourront (peut-être) dire : c’étaient Nos plus belles vacances.

Des films pour le jeune public

Les enfants ne sont pas oubliés ! Dans Boule et Bill 2, les personnages des albums de la bande dessinée prennent vie sur le grand écran, multipliant gags, bêtises et idées saugrenues. Et question bêtises, le petit Nicolas et sa bande de copains s’en donnent à cœur-joie dans Les Vacances du Petit Nicolas. Enfin, avec Hôtel Transylvanie 3, retrouvez les monstres des épisodes précédents qui, cette fois, embarquent pour une croisière… un tantinet spéciale.

Un grand classique

La Gloire de mon père, épopée provençale de Marcel Pagnol, a été adaptée pour le cinéma en 1990 par Yves Robert. Et, qui mieux que le génial Philippe Caubère pouvait incarner ce père grand chasseur devant l’éternel, qui fera découvrir à son citadin de fils les merveilles de la nature ?

La famille made in USA

Pour reconstruire et ressouder une famille au bord de la crise de nerfs, Robin Williams décide unilatéralement d’emmener tout le monde en vacances… et en Camping Car. Rencontres inopportunes, ado grincheux, catastrophes en tous genres… Vous allez vivre, de l’intérieur, ce voyage particulièrement épique.

Enfin, Moonrise Kingdom vous transportera sur une île de la Nouvelle-Angleterre où s’est installé un camp scout durant l’été 1965. Deux petits amoureux de 12 ans décident de s’enfuir, la famille et la communauté se mobilisant pour les retrouver. Un chef-d’œuvre complètement fou signé Wes Anderson.

Ciné Plein Air : du 18 juin au 3 septembre dans 13 communes de Melun Val de Seine. 

Ecrit par Virginie Champion (agence TOUTécrit) 

 

 

Consultez le programme

https://www.youtube.com/watch?v=PbBjeZ-NgPo
Ciné Plein Air 2022

Ouvert aux jeunes de 15 à 18 ans, le « Pass Culture » est destiné à renforcer leurs pratiques culturelles en toute autonomie grâce à un crédit allant de 20 à 300 € selon leur âge. L’Agglo Melun Val de Seine a adhéré au dispositif pour ses concerts de musiques actuelles et musique classique. 

Fruit d’un partenariat de premier plan entre l’Etat, les acteurs culturels, l’environnement scolaire et les collectivités territoriales, le pass Culture donne aujourd’hui toute sa place à la culture pour la jeunesse en lui permettant d’aller à sa rencontre et de s’émanciper dans l’exercice de l’autonomie de ses propres choix culturels.

 

 

L’harmonica

Le blues, le jazz, la country et d’autres musiques folkloriques américaines : voilà ce qu’évoque instinctivement l’harmonica. Mais cet instrument à vent, à peine plus grand que la paume de la main, trouve pourtant ses origines en d’autres contrées que les États-Unis, à une époque où le Nouveau Continent était encore inconnu.

C’est en effet en Chine, il y a plusieurs millénaires, que le principe de l’harmonica aurait été inventé : une vibration caractéristique provoquée par des anches libres* et un accordage permettent de produire plusieurs sons, selon que l’air est soufflé ou aspiré. L’explorateur Marco Polo l’aurait ensuite ramené en Europe, au XIIIe siècle. Mais ce n’est qu’au milieu du XIXe qu’un certain Matthias Hohner, un horloger de Trossingen, village de Bade-Wurtemberg (Allemagne), commence à s’y intéresser à la demande de son épouse, qui insiste pour qu’il investisse dans ce petit objet à la mode, qui n’est alors l’apanage que des bijoutiers.

À la conquête de l’Ouest américain

Mais comment cet harmonica, commercialisé chez cet horloger, va-t-il devenir l’un des symboles de la musique américaine ? C’est Mme Hohner qui en est à l’origine, après avoir expédié un exemplaire produit dans l’atelier de son mari à un cousin émigré aux États-Unis. Il ne tarde pas à séduire les migrants et les voyageurs, conquérants de l’Ouest américain. Sa petite taille, une vingtaine de centimètres, et son coût peu onéreux, en font le partenaire idéal de ces nouveaux aventuriers. À la fin du XIXe siècle, alors que l’usine Trossingen produit un million d’unités, dont l’immense majorité est exportée outre Atlantique, l’harmonica devient l’instrument favori des Afro-Américains et accompagne les chants de travail dans les plantations. Mais trente ans après l’abolition de l’esclavage, il se cantonne encore aux champs de coton.

 

 

Greg Zlap – L'homme à l'harmonica (LIVE) Le Grand Studio RTL

En route vers le rock’n’roll

Au XXe siècle, alors que les Noirs américains migrent vers les grandes villes comme Détroit ou Chicago, il continue de rythmer leurs mélodies et le blues devient électrique. Les musiciens blancs commencent à se l’approprier, à l’instar des chanteurs de folk, tels Janis Joplin ou Bob Dylan, de country, comme Neil Young, et bien sûr de rock’n’roll avec Bruce Springsteen. Universel, le petit instrument épouse aujourd’hui tous les styles, comme le prouve Greg Zlap, harmoniciste hors pair, qui a accompagné Johnny Hallyday au Stade de France ou Vladimir Cosma dans ses compositions originales pour le cinéma. C’est d’ailleurs un oncle qui, quand il était enfant, lui en avait rapporté un d’Amérique.

Le 2 avril prochain aux 26 Couleurs, à Saint-Fargeau-Ponthierry, Greg Zlap présentera son album, Rock it !, qui rassemble les mélodies de tous ceux qu’il a accompagnés ces dernières années.

Par Claire Teysserre-Orion (agence TOUTécrit)

 

*  Une anche est une lamelle de roseau, métal, bois ou matière plastique qui entre en vibration sous le souffle humain ou mécanique, provoquant ainsi un son audible.

 

 

Cyrano de Bergerac

« C’est un roc ! c’est un pic… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… c’est une péninsule ! » Avec son nez protubérant, ses traits disgracieux mais son admirable éloquence, Cyrano de Bergerac est un personnage de roman. Que ce soit à la Comédie française ou au cinéma, l’impétueux bretteur a été interprété par les plus grands, tels Jean Piat, Jacques Weber, Jean-Paul Belmondo ou Gérard Depardieu. Le succès de la pièce, qui fut jouée pour la première fois en 1897 à Paris, ne n’est jamais démentie depuis. Et dire qu’Edmond Rostand pensait qu’elle serait un nouvel échec.  

A contre-courant

Comme le raconte Edmond d’Alexis Michalik, qui retrace la génèse de l’œuvre côté coulisses, rien ne prédisposait le dramaturge à passer à la postérité. Alors qu’il n’est qu’un auteur obscur, il parvient à intéresser le célèbre comédien Coquelin avec les grandes lignes de son nouveau projet littéraire, inspiré d’un écrivain du XVIIe siècle, Savinien de Cyrano de Bergerac (dont on ignore s’il avait un nez proéminent). Rostand imagine une pièce à contre-courant du théâtre de boulevard de Feydeau et des œuvres naturalistes d’Ibsen, pourtant très prisés à l’époque.

Contre toute attente, sa fresque romanesque, qui exalte la grandeur de l’âme humaine et la pureté des sentiments amoureux, est un triomphe.  » Le théâtre de la Porte-Saint-Martin a retenti dans l’après-midi d’hier de clameurs d’enthousiasme comme il n’en avait probablement jamais entendu ! », peut-on lire dans Le Figaro au lendemain de la représentation.

Le chantre de la liberté 

Dans le contexte sulfureux de l’affaire Dreyfus, la pièce a l’effet d’une rafraîchissante parenthèse. Cyrano, ce poète au destin tragique, devient le chantre de la liberté et trouve sa place aux côtés des grands héros de la littérature française que sont D’Artagnan (Les Trois Mousquetaires, Alexandre Dumas) et Jean Valjean (Les Misérables, Victor Hugo). Depuis, Hercule Savignien de Cyrano de Bergerac est devenu ce personnage légendaire que tout comédien rêve d’interpréter. 

Retrouvez « Dans la peau de Cyrano », le vendredi 15 avril à l’Espace Nino Ferrer de Dammarie-lès-Lys. 

Par Thomas Leroy (TOUTécrit)

 

 

 

 

Votre compagnie Dyptik est née en 2012. Quels ont été les moteurs qui vous ont conduit à vous lancer ?

Avec Souhail Marchiche, qui l’a créée avec moi, nous dansons ensemble depuis la fin des années 90. Si nous puisons nos racines dans le hip hop, nous nous sommes rapidement tournés vers d’autres influences et des cultures différentes : la danse africaine, celles traditionnelles du Moyen-Orient mais aussi la danse contemporaine, qui permet une écriture centrée sur l’émotion plutôt que sur le seul mouvement. Aujourd’hui, nos créations tournent à l’international. 

Dans l’Engrenage est le deuxième volet d’un travail sur la révolte des peuples. Comment sont nées l’idée et l’envie ?  

Tout a commencé par un voyage au Maroc et en Algérie au moment des printemps arabes. Nous étions également présents lors de la guerre au Mali, en 2012. On a beaucoup discuté avec les gens que l’on rencontrait et on s’est rendu compte d’un même processus politique : un gouvernement met en place un système que les peuples subissent jusqu’à n’en plus pouvoir. Alors, ils se révoltent. On a d’abord réfléchi à une première création, D-construction. Ce spectacle prenait place dans la rue et le public était séparé en deux. Les danseurs, par leurs seuls mouvements, devaient les inciter à se lever pour se rejoindre. Ce travail, qui ne devait être qu’expérimental, fut un véritable succès. Nous avons donné plus de 200 représentations, notamment en Jordanie, en Palestine, en Corée ou au Maroc.

 

 

D-Construction (création 2016) / Teaser

Quelles réponses apportez-vous ? 

Une fois qu’un peuple se soulève, quel leader décide-t-il de suivre ? Voici la question que nous abordons ici. On parle de l’omniprésence de l’image et de la communication. L’engrenage est aussi celui de la course effrénée à laquelle chacun est soumis : travailler, produire pour pouvoir payer son loyer ou élever ses enfants, et avec un prix humain qui est toujours plus élevé. A-t-on le choix ou pas ? Notre spectacle n’apporte pas de réponse, mais invite à un questionnement. Évidemment, avec la crise actuelle, cette réflexion, qui interpelle chacun de nous, et pas seulement aujourd’hui, est d’une cruelle actualité. 

Comment l’avez-vous restituée ? 

Nous avons choisi une scénographie assez épurée qui laissent toute leur place aux sept danseurs. Leurs mouvements sont inspirés d’une danse traditionnelle du Moyen-Orient, le dabkeh, majoritairement pratiquée par les hommes, ce qui est assez rare. Les postures sont très fières, le torse est bombé, la tête haute. C’est une chorégraphie circulaire, avec beaucoup d’énergie qui passe de l’un à l’autre, et cela se termine parfois en transe. Ce langage corporel a nourri l’esthétique du spectacle.  

Propos recueillis par Claire Teysserre-Orion (agence TOUTécrit) en 2020. 
 

Debout dans la salle du trône, l’Empereur a revêtu son grand costume de sacre. De sa main droite, il prête serment sur le globe impérial, la main de justice et le code civil, dont il est l’auteur. Ce dernier détail obéit à la nature de la commande, puisque ce portrait, réalisé en trente-six exemplaires, devait présider les cours de justice. Face à l’ampleur de la tâche, Girodet sollicite largement ses élèves, se réservant l’exécution des mains et du visage.

Dans le cadre de la campagne du « Plus Grand Musée de France » lancée par la Fondation Sauvegarde de l’Art Français, ce tableau du Musée d’art et d’histoire de Melun fait partie des 3 oeuvres de la Région Île-de-France sélectionnées pour bénéficier d’une restauration. 

Comment participer ?

  1. Connectez-vous sur le site de la Fondation
  2. Sélectionnez le « Portrait de l’Empereur »
  3. Validez votre vote

Musée d'art et d'histoire  Le musée d’art et d’histoire de Melun est situé sur l’île Saint-Etienne. Il est consacré à l’histoire de la ville.
Musée d'art et d'histoire Le musée d’art et d’histoire de Melun est situé sur l’île Saint-Etienne. Il est consacré à l’histoire de la ville.
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