Pourquoi avoir intitulé votre nouvel album Dans le film de ma vie ?

C’est le titre de l’un des morceaux. J’y évoque mon parcours, d’hier à aujourd’hui.  «  D’un coup, le succès a été une claque dans la gueule/Les concerts, le sex and drugs, les pièges du rock and roll/L’argent trop cher et les cendrillons qui papillonnent.   » La maison de disques a aimé et m’a proposé d’intituler l’album ainsi.

 

Votre tournée s’arrête au Mas, le 14 octobre. Quels morceaux le public pourra-t-il écouter ? 

Nous sommes quatre musiciens : Jimmy Montout à la batterie, « Zou » à la basse, Jean-Max Mery aux claviers et moi à la guitare et au chant. Je n’ai jamais joué dans un tel groupe, même à l’époque de Téléphone, où nous étions jeunes et découvrions nos instruments. Nous interpréterons l’intégralité des morceaux du dernier album, certains de mes succès comme Jack et Ces idées-là et, bien-sûr, des standards de Téléphone. Parfois, nous intégrons aussi des reprises, comme Satisfaction des Rolling Stones dans Ça (c’est vraiment toi).

 

À 80 ans, les Rolling Stones sortent un nouvel album. Vous vous imaginez chanter à ce moment-là ?

On verra bien. La scène n’est pas forcément une question d’âge. Je suis en tournée en métropole jusqu’à début janvier puis j’enchaînerai avec des dates en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie et à La Réunion. Ensuite, place aux festivals d’été. Lorsque je ne fais rien, je suis davantage fatigué que lorsque je bosse. Je dirais que la scène, c’est mon sport.

 

« Je me sens vraiment chez moi »

 

Vous résidez près de Fontainebleau depuis douze ans. Vous en aviez assez de Paris ? 

Avec mon épouse, nous avons d’abord acheté une résidence secondaire dans les environs. Après un été passé ici, nous avons réalisé que nous ne voulions plus retourner à Paris. J’ai donc vendu ma maison du Pré Saint-Gervais et nous nous sommes installés en Seine-et-Marne. J’ai même emmené une cabine téléphonique londonienne de 800 kilos qui trône dans mon jardin. Ici, je me sens vraiment chez moi. Les gens sont bienveillants et personne ne vient me déranger. J’aime marcher en forêt de Fontainebleau ou aller, avec ma femme et mon fils, au massif des Trois-Pignons, à Noisy-sur-École, où il ne manque que la mer.

 

Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

Venez écouter Louis Bertignac, qui se produit le samedi 14 octobre à 20h30 au Mas, au Mée-sur-Seine.


Tarifs : de 13 € à 26 €.
Infos : 01 64 87 55 36. Durée : 1h45

 

 

 

 

Sur quoi repose la spécificité du Barber Shop Quartet ?

Aux États-Unis, à la fin des années 1800 et au seuil du XXe siècle, les clients qui attendaient leur tour chez le barbier se divertissaient avec des groupes vocaux combinant des harmonies très savantes. Ces voix maîtrisaient l’art de prononcer les paroles simultanément, sur des notes différentes. Au fil du temps, ils se sont professionnalisés et diversifiés. Formé il y a vingt ans à Bordeaux, notre Barber Shop Quartet s’inscrit dans cette tradition, tout en offrant un spectacle 100 % français. Nous utilisons tous les ressorts comiques en essayant d’être drôles, pertinents et intelligents. Je nous comparerai peut-être aux Les Frères Jacques, mais en plus modernes.

 

Quel pitch feriez-vous de votre spectacle ?

Je dirais que c’est la dispute de notre quartet le jour d’un concert de prestige. La soprano revêche (Marie-Cécile Heraud), l’alto naïve (Rachel Pignot), le ténor Monsieur Loyal pontifiant, que j’interprète et le basse clown-doux rêveur (Xavier Vilsek) font tour à tour leur show. Ce spectacle, qui comprend une vingtaine de morceaux, est un mélange de deux de nos créations, à savoir L’Opus, que nous avons jouée 400 fois en huit ans, et Le Chapitre. Si nous jouons des compositions de notre cru, nous revisitons aussi l’Ave Maria de Charles Gounod, La Flûte enchantée de Mozart ou Partido Alto de Chico Buarque. À la demande des organisateurs, j’ai même écrit une chanson sur Dammarie-lès-Lys, où nous nous produisons pour la seconde fois.

 

Quelles sont vos influences ?

Elles sont autant musicales que dramatiques. Je citerais pêle-mêle Les Frères Jacques, le réalisateur Spike Jonze (Dans la peau de John Malkovich), Tex Avery, Marcel Aymé, Georges Brassens ou encore Bobby Lapointe. Chacun amène son univers. Par exemple, notre alto Rachel a été choriste sur des albums de Julien Clerc, Salvatore Adamo ou Benjamin Biolay. Elle a aussi

collaboré avec Michel Legrand sur la comédie musicale Dreyfus en 2014 et interprète les chansons de la dernière version du dessin animé Blanche-Neige et les Sept Nains.  

 

Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

 

Le Barber Shop Quartet se produit à l’Espace Nino Ferrer de Dammarie-lès-Lys, le 13 octobre de 18h30.

Entrée libre. Infos : 01 60 56 95 20.

 

 

 

 

 

La Communauté d’agglomération Melun Val de Seine, Act’art et la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France s’associent pour mettre en œuvre une résidence d’actions artistiques et culturelles dans le domaine du spectacle vivant (cirque, arts de la rue, danse) dans les communes de Limoges-Fourches et Pringy.

L’artiste ou le collectif retenu, s’installera sur une période de 14 à 16 semaines sur le territoire et devra proposer un projet artistique itinérant et ancré dans la durée ; autour du spectacle vivant (cirque, arts de rue ou danse).

Le projet de résidence devra favoriser le maillage des publics, en associant les acteurs culturels locaux et les habitants dans un processus participatif, avec une attention particulière à la jeunesse. Il devra aussi créer les meilleures conditions de partage et de rencontre entre les artistes et la population du territoire en valorisant la dimension humaine et conviviale des échanges.

 

 

Saviez-vous que Dreamcatcher signifie attrape-rêves ? Au-delà du titre d’un film américain sorti en 2003, adapté du roman éponyme de Stephen King, il s’agit d’un petit cerceau de bois comprenant un réseau de fils en forme de filet. Une croyance ancestrale raconte que cet objet empêcherait les mauvais esprits de pénétrer le sommeil de celui qui en est détenteur, notamment les plus jeunes. Agissant comme un filtre, il capterait les belles images de la nuit, en emprisonnant les mauvais rêves, d’où son nom.

Qui n’a jamais cherché à apaiser les peurs des tout-petits lorsque vient la nuit ? Les rêves sont comme leurs dessins, racontant les émotions qu’ils peuvent ressentir.
Ils éprouvent le besoin d’être rassurés, en apprenant aussi à se rassurer eux-mêmes. Nombre de spectacles abordent d’ailleurs ce thème des songes d’enfants.

Des contes apaisants  

Créé par la compagnie bretonne Dans les bacs à sableLa Clé des rêves raconte l’histoire de Léa, petite fleur enracinée dans sa prairie qui n’éprouve qu’une envie : parcourir le monde. Une clef lui ouvrira la porte du pays des rêves. Destiné aux enfants d’un à six ans, La Fée des rêves met en scène les rituels et les jeux inventés par une petite fille pour apprivoiser progressivement son sommeil et l’appréhension qui l’accompagne. Nous pourrions évoquer Nino au pays des rêves, qui nous entraîne dans l’épopée d’un garçonnet de sept ans, qui veut être chevalier. Et voilà qu’une nuit, il se retrouve transporté au pays des songes.

 

Dans Semeurs de rêves, deux étrangers s’installent à Griseville et vont bousculer le quotidien des habitants de ce petit village. D’abord des enfants, puis des plus grands, en les conduisant à s’interroger sur leurs croyances, puis à écouter leur coeur et à prendre la route de leur plus grand rêve. Dans la mythologie grecque, déjà, les Oneiroi étaient des divinités qui personnifiaient les rêves. Qui ne s’est jamais endormi dans les bras de Morphée ? Un imaginaire dont de nombreux metteurs en scène se sont inspirés.

 

L’idée sous-jacente est évidemment d’aider les bambins à entrer sereinement dans le cocon apaisant de la nuit. Comme le disait Anatole France, «  ce besoin de rêver, l’enfant l’éprouve. Il sent son imagination qui travaille et c’est pour cela qu’il a veut des contes.  »

 

Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

 

Semeurs de rêves. Mercredi 4 octobre, à 15h, à l’Escale de Melun.
À partir de 7 ans. De 5 à 6 €. Durée : 55 mn.

 

 

 

 

Intimidant, le théâtre ? Allons bon… En 1h30, Claudine Bonhommeau et Loïc Auffret, seuls sur scène, nous invitent à une causerie teintée d’humour, en révélant les petits et grands secrets d’une représentation. Laquelle serait impossible à jouer sans le concours d’une ruche s’activant derrière le rideau.

Commandant les projecteurs ou la poursuite, le régisseur lumière éclaire la scène, suivant les indications de l’éclairagiste. Il permet ainsi au spectateur, par des effets successifs, de le plonger dans la pièce. Quant aux costumiers (et costumières), ils aident les comédiens à revêtir les costumes qu’ils ont imaginés et créés. Il y a aussi les décorateurs (et décoratrices) qui accompagnent les machinistes, chargés de procéder aux changements de décors et/ou d’accessoires entre deux scènes. Ce sont également eux qui les réceptionnent avant la représentation et les démontent après. Les machinistes-constructeurs les ayant préalablement conçus, associés à des peintres, menuisiers et électriciens. Millimétrée, cette organisation s’inscrit dans le cadre de la mise en scène.

 

Des artisans passionnés 

Dans le spectacle Qu’est-ce que le théâtre ? Claudine Bonhommeau et Loïc Auffret coiffent les casquettes de metteurs en scène et de comédiens, sur un texte écrit par Hervé Blutsch et Benoît Lambert. Quant aux séquences dansées, c’est le chorégraphe qui veille à la stylisation de la gestuelle, ainsi qu’aux déplacements et aux interactions entre les acteurs. Dans ce ballet orchestré au cordeau, la coordination est assurée par le régisseur. Du matériel aux réglages, en passant par le recrutement des techniciens, ou encore la définition des moyens techniques et humains nécessaires, il est un maillon essentiel. Saviez-vous que c’est également lui qui gère les plannings, organise les déplacements, l’hébergement et la restauration des équipes ? Et chaque soir, il transmet une nouvelle feuille de route pour le lendemain !

Lorsque vous assisterez à Qu’est-ce que le théâtre ?vous penserez peut-être à tous ces artisans passionnés qui se démènent pour que vous puissiez prendre un plaisir majuscule en savourant ce spectacle.

Par Benoît Franquebalme (agence TOUTécrit).

Qu’est-ce que le théâtre ? Jeudi 28 septembre à 20 heures, Grange de la Ferme des Jeux à Vaux-le-Pénil.
Infos : 01 64 71 91 28.
À partir de 12 ans.
Entrée libre sur réservation.

 

 

 

 

En quoi Eldorado se différencie-t-il de vos précédents opus, à savoir Boîte à Musique, L’échappée belle et Frenchy ?

Il a été composé après une tournée au Venezuela, en 2020. J’ai donné trois concerts à Caracas, Maracaïbo et Puerto La Cruz et découvert un continent sud-américain riche de ses mélodies et rythmiques. J’ai également été transporté par la sincérité des habitants et l’histoire de ce pays. Cet album est donc empreint d’une forte inspiration instrumentale latine. Il est ensoleillé et optimiste. Peut-être à la différence des trois précédents.

 

D’où provient le titre que vous avez choisi ? 

C’est un exercice qui n’est jamais facile, car le nom d’un album doit en incarner l’esprit et être en adéquation avec les morceaux. Ici, il fallait évidemment insuffler la tonalité latine de ce disque. En outre, l’Eldorado représente un pays merveilleux, d’abondance et de délices. J’aime cette idée que l’on en vise tous un, avec ses rêves et ses envies.

 

Vous êtes un artiste-voyageur. Dans combien de pays avez-vous chanté ?  

Depuis la sortie de Boîte à Musique, en 2013, je collabore avec le réseau des Alliances française à l’étranger. Cela me permet de défendre la francophonie partout ou presque. En dix ans, j’ai eu la chance de jouer dans une quarantaine de pays, dont les États-Unis, l’Afrique du Sud, le Laos, la Corée du Sud, le Pérou, la Colombie, le Togo ou encore le Pakistan.

 

En quoi ces voyages vous ont-ils inspiré ? 

Ils m’ont permis d’écouter des témoignages concrets et faire des rencontres humaines. Cela m’a inévitablement conduit à écrire de nouvelles chansons. Ce fut le cas au Venezuela, dont la situation politique est complexe. J’ai dû accepter une sécurité renforcée avec des déplacements de nuit en voiture blindée. Malgré tout, les habitants restent optimistes. Tournés vers l’avenir, ils fourmillent de projets. C’est très inspirant.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans les sonorités latines ?

J’apprécie le contraste de chansons qui ont une instrumentalisation très joyeuse et ensoleillée, avec un texte profond et triste. Et vice-versa. J’avais très envie d’un album respirant le soleil ! Pour cela, j’ai invité en studio des artistes qui m’ont inspiré, tels les choristes du Systema, qui est la grande école de musique de Caracas, des cuivres colombiens et le groupe français Sergent Garcia. Le 16 septembre, je serai accompagné sur scène par le guitariste Arthur Pelloquet et le percussionniste Pascal Cochard. Nous interpréterons plusieurs titres d’Eldorado, mais pas seulement…

 

Propos recueillis par Benoît Franquebalme (agence TOUTécrit)

Concert samedi 16 septembre à 19h30 aux 26 Couleurs à Saint-Fargeau-Ponthierry.

 

 

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