Les fondations du seul en scène ont été jetées dès la fin duXIXe siècle dans les cabarets français et américains. Déjà en 1885, à Paris, l’acteur Coquelin Cadet rencontrait un grand succès avec Les Réformes, monologue comique écrit par Georges Feydeau et portant sur la classe politique. Tombé un temps en désuétude chez nous, ce genre a ensuite connu un renouveau dans les années 1950 avec Robert Lamoureux et Fernand Raynaud, dont les héritiers seront Raymond Devos, Guy Bedos, Coluche ou encore Pierre Desproges.

Une nouvelle révolution sonne dans lesannées 2000. En important la pratique américaine du stand-up, avec Le Jamel Comedy Club sur Canal+, Jamel Debbouze et le producteur Kader Aoun voient naître une génération talentueuse d’humoristes. Contrairement au seul en scène qui s’appuie sur des personnages fictifs, le stand-up repose sur le vécu du comédien, qui se raconte en s’adressant directement au public. Avec l’émergence des réseaux sociaux et l’essaimage des petites salles que sont les Comedy Club, des dizaines d’artistes chevronnés ont émergé depuis vingt ans.

Corrosifs, irrévérencieux et drôles

À 46 ans, Fabrice Eboué fait figure de vétéran. Révélé dans Le Jamel Comedy Club, il revient avec un quatrième spectacle baptisé Adieu hier. Incorrigible râleur et provocateur né, il étrille la modernité et assume d’être «  un mec à l’ancienne  ». Du second degré, à l’état brut ! Quant à Edgar-Yves Monnou, il s’inscrit quant à lui dans un registre résolument politique avec Solide. Né en 1987 et originaire du Bénin, ce fils de diplomate oserait bien dire que ce pays africain est le plus corrompu du monde, mais il a peur «  que les autres pays soient jaloux  ». Un one man show original et revigorant !

Et ce n’est pas tout, puisque d’autres étoiles du stand-up seront également sur scène en mars. À 32 ans, Fary a déjà rempli l’Accor Arena de Bercy et le court Philippe-Chatrier de Roland Garros. Rien que ça ! Aime-moi si tu peux, son troisième show, explore la vie à deux, les bonheurs et impasses du couple. C’est rafraîchissant et pimenté. Enfin, ne manquez pas la prestation d’Ahmed Sylla dans Origami. «  Je me demande quel aurait été mon destin, si je n’avais pas plié bagage de ma ville natale au Sénégal  », s’interroge ce Nantais de 33 ans. Et quelque chose nous dit qu’il a la réponse…

Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

Fary, le 8 mars à 20h15 à l’Espace Pierre Bachelet à Dammarie-lès-Lys (COMPLET)

Edgar-Yves Monnou, le 15 mars à 20h30 aux 26 Couleurs à Saint-Fargeau-Ponthierry. (COMPLET)

Ahmed Sylla, le23 mars à 20h15 à l’Espace Pierre Bachelet à Dammarie-lès-Lys (COMPLET)

Fabrice Éboué,le 21 mars à 20h30 au Mas au Mée-sur-Seine 

 

 

 

 

Comment est né Climax ?

L’’idée qui nous a guidés a été d’éveiller les consciences sur les défis environnementaux qui nous attendent, en proposant ce que j’appellerais du musical-hall burlesque. Nous avons imaginé plusieurs tableaux, parmi lesquels le patinage artistique sur la banquise, un septième continent de plastique occupant le Pacifique nord ou encore la COP34 qui se déroulerait à Bali avec des participants arrivant en bouée. Le fil rouge est un enfant tombé du ciel, que nous accueillons pour lui présenter l’état du monde. Le grotesque permet de passer des messages et de montrer que, en un battement de cil, tout s’est accéléré depuis la Révolution industrielle.

Parleriez-vous d’un specatcle pessimiste ?

Pas du tout ! J’évoquerai plus un poil à gratter, qui nous invite à réfléchir, en riant. Ce spectacle est un message d’espoir, pour dire que nous sommes tous, collectivement, face à notre destin. Comprendre, c’est commencer à agir. Nous jouons dans des théâtres, des salles polyvalentes, des entreprises ou des lycées et nous montrons que les solutions existent. Il faut honorer la chance d’être vivant.

L’humoriste Guillaume Meurice évoque Climax, en disant : «  C’est comme si les Monty Python avaient lu le rapport du Giec  ». Vous approuvez ?

Il est venu nous voir jouer au festival d’Avignon l’été dernier et il a trouvé cette formule. Elle résume assez bien ce que nous essayons de faire, à savoir regarder le monde avec une autre paire de lunettes. J’avoue aussi qu’il est très flatteur d’être comparé à ces maîtres de l’absurde que sont les Monty Python.

«  Le public apprécie  »

Pourquoi votre compagnie aborde-t-elle seulement des sujets sociétaux ?

C’est un parti pris engagé. Nous montons peu de spectacles que nous interprétons durablement, afin que les messages passent et infusent. Nous n’avons qu’un camion, afin de ne pas polluer. Parallèlement à Climax, nous jouons aussi Manger qui conte l’histoire de l’homme et de son alimentation. Il explique comment nous sommes empêtrés dans le modèle agroindustriel depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Climax en est à 250 représentations. Nous espérons qu’il y en aura 1000 !

Comment le public réagit-il après avoir assisté à Climax ?

Les spectateurs apprécient que de tels sujets soient traités différemment. Si les jeunes sont les plus anxieux, les réactions négatives sont très rares. Il est rassurant de constater que le climato-scepticisme est davantage présent à la télévision que dans la réalité.

Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

Climax est programmé le jeudi 14 mars à 20h à la grange de la Ferme des Jeux à Vaux-le-Pénil.

Tarifs : de 8 à 16 €.

Infos : 01 64 71 91 28.

À partir de 8 ans.

Durée : 1h05.

 

 

 

 

Né en 2005, Podium Paris est un chœur réunissant entre 40 et 70 choristes, dont la vocation est de lutter contre la discrimination, quelle qu’en soit la forme. Pratiquant le chant à quatre voix et constitué d’interprètes issus de la communauté LGBTQI+, cet ensemble puise dans le répertoire de la variété française et internationale, en nous offrant un moment culturel et artistique hors du temps.

Mais saviez-vous que Podium Paris s’inscrit dans une tradition millénaire ? Dès le IVe siècle avant J.-C., le philosophe grec Platon vantait les mérites des Égyptiens qui établissaient, par la loi, les paroles des chansons qu’ils trouvaient les plus belles puis les enseignaient à leur jeunesse. Plus tard, au Xe siècle, sûr des bienfaits du chant, le médecin persan Avicenne s’en servit pour soulager et traiter les douleurs de ses patients. Et en 1954, l’ingénieur du son français Jacques Jost posa les bases de la musicothérapie et étudia les effets bénéfiques du chant sur les maladies mentales, avec la faculté de médecine de Paris.

Berceuses pour bébé

Aujourd’hui, il est d’ailleurs admis que chanter apaiserait bien des douleurs chroniques, mais atténuerait aussi les problèmes respiratoires. Combiné à des exercices d’orthophonie, s’y adonner aiderait les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à lutter contre les troubles de la parole et de la voix. Dans un registre différent, fredonner une berceuse à un bébé pour l’endormir aurait également des vertus, en diminuant notamment les risques de colique et en favorisant la durée de sommeil. Elles permettraient aussi de renforcer le lien entre les parents et l’enfant.

Dès lors, rien d’étonnant à ce que les chorales connaissent un engouement croissant. Environ 10 000 sont répertoriées en France et près de trois millions de personnes en feraient partie ! Comme le dit un proverbe égyptien «  n’est malheureux que celui qui ne sait pas chanter  ».

Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

 

 

Les chanteurs seront accompagnés de 5 chorales de notre territoire :

– Les classes de chant de la Compagnie Le Point du Jour

– Celles du conservatoire Les Deux Muses – Melun

– Choeurus line

– La Chorale Arpège – Maincy

– Unies Sont Nos Voix 77 – Melody Gospel de Savigny-le-Temple

All you need is love ! Chantons l’amour est programmé vendredi 9 février à 20h30 à L’Escale de Melun.
Tarifs : de 8 à 16 €. Infos : 01 64 52 10 95.

 

 

 

 

Agrégé en mathématiques, Manu Houdart sillonne les routes depuis cinq ans avec Very Math Trip, un one-man-show étonnant. Envie de plonger dans l’univers des nombres, tout en vous amusant ? Rendez-vous à l’Espace Nino Ferrer de Dammarie-lès-Lys le vendredi 2 février.

Ce spectacle est-il une façon de démystifier le regard que nous portons parfois sur les chiffres ?

Pour moi, les mathématiques sont synonymes de plaisir, même si j’ai conscience que ce n’est pas le cas de la plupart d’entre nous. Dans le mot «   traumatisé   », on entend souvent «  maths  ». J’ai donc voulu réconcilier ce que j’appelle les traumathisés, avec un h, avec cette matière. J’ai construit ce spectacle est pour eux, mais aussi pour ceux qui aiment les mathématiques. L’idée qui prévaut est rendre les chiffres tangibles, à partir de choses qui parlent à tous. Par exemple, j’explique qu’un joueur à autant de chances de décrocher le jackpot au loto que si je vous demandais de trouver le 3453e centimètre du chemin allant de Bruxelles à Rome, qui en compte 1 473 000 !

En quoi le fait d’avoir été professeur de maths vous aide-t-il sur scène ?

Avant Very Math Trip, j’ignorais que cette matière pouvait être, comment dirais-je, aimable (sic). Puis,j’ai compris qu’un enseignant est d’abord un acteur. Donner des cours m’a permis d’apprendre quelles étaient les techniques d’écoute et de prise de parole. Sur scène, je peux donc rebondir sur les réactions du public et ne pas être désarçonné par une question. J’ai pris confiance en moi.

Comment les jeunes spectateurs réagissent-ils ?

Je ne suis plus professeur depuis huit ans, mais que ce soit en Suisse, en Belgique ou en France, je multiplie les interventions dans les collèges et lycées avec mon one-man-show. Je vais dans une centaine d’établissements chaque année. Et j’ai prévu d’aller au Canada et en Guyane. Mon objectif s’inscrit dans une démarche de vulgarisation des mathématiques. Et cela passe par de telles initiatives.

De récentes études semblent indiquer que le niveau en mathématiques baisse. Le constatez-vous ?

Pas vraiment. Pas plus que je ne perçois un manque d’intérêt pour cette matière. Les professeurs mouillent le maillot. Je crois que le cours doit être un laboratoire. Ce n’est pas grave d’avancer dans une mauvaise direction, l’important est de construire un raisonnement. Avant de devenir excellent, il est d’abord important de prendre du plaisir.

Vous jouez le 2 février à l’Espace Nino Ferrer, puis quelle sera ensuite votre actualité ?

Nous donnerons la millième date de Very Math Trip au Grand Rex le 7 mai. Par ailleurs, nous sommes au théâtre du Lucernaire, à Paris, tous les dimanches à 19h, du 14 janvier au 9 juin. Et cet été, je participerai à mon cinquième festival d’Avignon.

 

Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

 

Manu Houdart interprète Very Math Trip vendredi 2 février de 20h30 à 22h05 à l’Espace Nino Ferrer de Dammarie-lès-Lys.

Tarifs : de 9 à 21 €.

À partir de 8 ans. 

Infos : 01 60 56 95 20.

 

 

 

 

La compagnie Les Passionnés du rêve revisite la légende de l’aviateur français dans une pièce épique et truffée d’effets visuels. Et vous, connaissez-vous celui qui fut lieutenant pilote lors de la Première guerre mondiale ?

 :

  •  Roland Garros naît le 6 octobre 1888 sur l’île de La Réunion. De quelle ville est-il originaire ?

– Saint-Denis de La Réunion

– Saint-Paul

– Saint-Benoît

 

  •  Lorsqu’il a quatre ans, sa famille quitte La Réunion pour s’installer dans une colonie française où son père ouvre un cabinet d’avocats. Laquelle ?

– Madagascar

– La Cochinchine

– Le Soudan français

 

  • . À l’âge de 12 ans, il effectue seul un voyage de deux mois, en paquebot, pour rejoindre la France. Scolarisé au collège Stanislas à Paris, il contracte une pneumonie et doit quitter l’établissement. Dans quelle ville poursuit-il ses études ?

– Annecy

– Avignon

– Cannes

 

  •  Étudiant, quel sport pratique-t-il très assidûment ?

– Le rugby

– Le tennis

– Le football

 

  •  En 1910 et 1911, avec le Moisant Circus, Roland Garros participe à une tournée d’exhibitions aériennes à travers les États-Unis, où se performances ne passent pas inaperçues. À quel aviateur est-il comparé ?

– Louis Blériot

– Cloud Kisser

– Jean Mermoz

 

  •  Le 4 septembre 1911, il décroche son premier record d’altitude, en décollant de la plage de Cancale (Ille-et-Vilaine). A quelle altitude a-t-il volé ?

– 6 000 mètres

– 3 950 mètres

– 2 500 mètres

 

  •  Deux ans plus tard, en combien de temps réussit-il la première traversée aérienne de la Méditerranée, de Fréjus à Bizerte (Tunisie) ?

– 6 heures et 22 minutes

– 7 heures et 53 minutes

– 10 heures et 14 minutes

 

  •  Pendant la Première Guerre mondiale, en avril 1915, le sous-lieutenant Garros est contraint à un atterrissage forcé et capturé. Trois ans après, il quitte le camp allemand de Magdebourg. Comment ?

– Il s’en est évadé

– Il a purgé sa peine

– Il est libéré en échange de prisonniers allemands

 

  •  Roland Garros avait un problème qui, s’il l’avait révélé, lui aurait interdit le pilotage. Lequel ?

– Il était myope

– Il avait le vertige

– Il était claustrophobe

 

  •  En 1928, dix ans après avoir été tué au champ d’honneur, le stade de tennis parisien accueille le tournoi de Roland Garros. Pourquoi l’événement a-t-il été baptisé ainsi ?

– Il adorait le tennis

– Un des principaux donateurs était son ami

– Une consultation populaire l’a désigné

 

  •  Réponses : a
  • b
  • c
  • a
  • b
  • b
  • b
  • a
  • a
  • b

 

Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)

L’insolent Roland Garros. Jeudi 18 janvier à 20 h à la Ferme des Jeux de Vaulx-le-Pénil.

Tarifs : de 8 à 16 €. 

Infos : 01 64 71 91 28. À partir de 8 ans. Durée : 1h25

 

 

 

 

Les communes de Melun, le Mée-sur-Seine, Dammarie-lès-Lys, Vaux-le-Pénil, Saint-Fargeau-Ponthierry et la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine s’associent pour proposer une saison culturelle commune, avec un abonnement aux tarifs très avantageux pour les spectateurs.

 

Musique, Théâtre, Humour, Cirque, Jeune public … chacun peut trouver son bonheur près de chez soi.

 

Découvrez la suite de la programmation dans ce teaser vidéo : 

 

 

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