Ces 5 communes, unies sur le territoire au fil de la Seine, proposent une saison haute en couleurs, qui mêle plusieurs disciplines : danse, théâtre, humour, musique, expositions, comédies musicales, jeune public … Cette saison, 3 personnages, représentant chacun une discipline (danse, musique et spectacle jeune public) accompagneront les spectateurs au fil de la programmation.
Un abonnement plus avantageux !
Dorénavant, l’abonnement communautaire sera accessible à partir de 4 spectacles, (contre 5 les années précédentes) il permet aux spectateurs de bénéficier de tarifs attractifs, avec des réductions allant jusqu’à -40% du tarif plein.
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Saison culturelle 2024-2025 – Melun Val de Seine
La Communauté d’Agglomération Val de Seine s’associe au festival des arts de la rue Les Affolantes pour proposer de nouveaux lieux de spectacles sur les berges de Seine, à Boissettes et SaintFargeau-Ponthierry. Embarquez pour Les Affolantes du mercredi 18 au dimanche 22 septembre ! Ce festival gratuit, joyeux et populaire qui a accueilli 12 000 festivaliers l’an passé, prend cette année une nouvelle dimension intercommunale, avec des spectacles dans le parc du château de Boisettes, le mercredi 18 septembre, et sur le parvis des 26 couleurs à Saint-Fargeau-Ponthierry, le jeudi 19 septembre.
Pour cet évènement, le propriétaire a accepté d’ouvrir, exceptionnellement, le parc de ce château privé qui se trouve au cœur du village et sur les bords de Seine. C’est un très beau lieu pour accueillir du spectacle vivant et découvrir les atouts de notre Agglo.
Thierry Segura, Maire de Boissettes, Vice-président en charge du projet de territoire et porteur du Schéma directeur de l’Axe Seine
La programmation éclectique des Affolantes est proposée sur une quinzaine d’espaces scéniques, avec des spectacles des arts du cirque, de théâtre de rue, des fanfares, de la danse, des concerts, des chansons. Les spectateurs peuvent profiter chaque soir, d’au moins un spectacle ou un concert sur l’une des trois communes concernées avec une apogée du festival le week-end sur l’île Saint-Étienne à Melun, où le festival se tient depuis 2017 avec le soutien de la Ville.
Le Concerto d’Aranjuez pour guitare et orchestre en ré majeur est une des œuvres les plus atypiques du répertoire classique. Qu’est-ce qui le rend si unique ?
Il a été créé par le compositeur espagnol Joaquin Rodrigo (1901-1999) qui était aveugle et composait en braille. C’est le seul concerto associant guitare et orchestre symphonique et c’est un mariage unique et magnifique. Quand Rodrigo l’a écrit, confronter orchestre et guitare était interdit car on estimait qu’elle serait « écrasée », c’est-à-dire rendue inaudible par l’orchestre. Ça n’est miraculeusement pas le cas mais, depuis, aucun compositeur n’a retenté l’expérience. J’ai commencé à diriger cette œuvre quand j’étais tout jeune chef. Je vous assure qu’elle reste d’une difficulté redoutable ! Nous accompagnerons le guitariste Antonio Fruscella. C’est un soliste demandé partout dans le monde. Je le remercie car il a été très disponible pour préparer ce concert. Après le Concerto d’Aranjuez, il jouera une pièce seul.
Quelles sont les autres œuvres qui constitueront le concert ?
Nous débuterons par l’ouverture du Contrat de mariage, l’opéra de Gioachino Rossini. Nous enchaînerons par le Concerto d’Aranjuez qui est assez court, environ 25 minutes. Après l’entracte, nous jouerons la quatrième symphonie en ut mineur, dite « Tragique », de Franz Schubert qui dure approximativement 30 minutes. En clôture, il y aura une surprise autour d’Antonín Dvořák, le compositeur tchèque. Ce programme clôturera la saison de l’Orchestre Melun Val de Seine. Nous l’avons déjà joué deux fois : en décembre dernier au Mas du Mée-sur-Seine et en mars dernier à la Ferme des Jeux de Vaux-le-Pénil. C’est donc la dernière chance de l’entendre.
« Schubert a eu une vie misérable »
Pourquoi avoir choisi la quatrième symphonie « Tragique » de Franz Schubert ?
Parce qu’elle est le chaînon manquant entre la symphonie classique et la symphonie romantique. Avec elle, Franz Schubert s’extraie de l’influence de ses maîtres, Joseph Haydn et Ludwig van Beethoven, pour forger son propre style. Son introduction, lente et d’une beauté absolue, rappelle La Création de Haydn. C’est cette introduction qui lui vaut son surnom de « tragique ». Schubert a eu très peu d’œuvres jouées de son vivant et elle a été créée après sa mort en 1828. Il a eu une vie misérable, alors qu’il est considéré aujourd’hui comme un pur génie mélodiste.
Combien de solistes composent l’orchestre Melun Val de Seine ?
Quarante-cinq musiciens dont une dizaine de professionnels. Nous assurons trois dates par saison et répétons chaque dimanche matin à l’auditorium du conservatoire du Mée-sur-Seine. Cet orchestre a été créé en 1996 et il est unique car mon poste dépend de la fonction publique territoriale. Nous attaquerons la saison 2024-2025 le 1er décembre prochain avec un concert associant Beethoven, Debussy et Ravel.
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Rendez-vous le dimanche 16 juin de 16h à 17h45 dans la salle Emile Trélat à Rubelles pour écouter le concert symphonique de l’Orchestre Melun Val de Seine. Tarifs : de 6 à 10 €. Infos : 01 64 79 25 41.
Envie de vous évader aux quatre coins du monde, en vous laissant porter par la douce quiétude de l’été ? La programmation de cette nouvelle édition de Ciné Plein Air, qui se déroule dans quinze communes de l’agglo, vous y invite. Embarquez pour le Brésil, l’Amérique ou encore l’Égypte, avec Babysitting 2, Astérix et Obélix : mission Cléopâtre et Greenbook : Sur les routes du sud, qui sont quelques-uns des films que vous pourrez voir ou revoir, à la belle étoile.
Vous l’avez compris, cette année, Ciné Plein Air célèbre la découverte et l’évasion, autour d’un thème enchanteur : Voyages d’ici et d’ailleurs. Que ce soit à bord d’une embarcation de fortune (Vaïana la légende du bout du monde), d’un navire autrefois commandé par l’ancêtre du capitaine Haddock (Les aventures de Tintin : le secret de la licorne), d’une machine à remonter le temps (Retour vers le futur) ou avec une potion magique (Les Visiteurs), vous allez voyager !
Pour tous les goûts De Pringy (Everest, vendredi 14 juin à 22h15) au parc de la Baronnie de Seine-Port (Astérix aux Jeux olympiques, samedi 31 août à 20h30), ou encore à Voisenon, Dammarie-lès-Lys et Melun, les séances auront pour décor des cadre insolites. Depuis 2015, date de la première édition à laquelle quatre communes avaient participé, Ciné Plein Air a forgé son chemin et trouvé son public, puisqu’environ 2000 spectateurs s’y rassemblent chaque année. « Chaque projection est un moment de partage et de convivialité, puisqu’outre les films, les spectateurs peuvent se restaurer sur place, avec des buvettes, des glaciers ou des food-trucks », précise Laurent Fouchy, responsable du service culturel de l’agglo.
Partout, des animations viendront agrémenter les soirées des cinéphiles. Ainsi, le 27 août à Vaulx-le-Pénil, la projection de Vaïana la légende du bout du monde prendra des parfums tahitiens avec des initiations au tamouré et au haka, qui sont des danses traditionnelles. Vous pourrez aussi tester vos connaissances sur le cinéma d’animation, le 28 août à Melun, avec un quiz interactif, en marge du film Le secret de la licorne. Enfin, l’agglo a également prévu des lieux alternatifs (salles des fêtes, écoles ou cinémas), en cas d’intempéries.
Par Benoît Franquebalme (Agence TOUTécrit)
Ciné Plein Air, du 14 juin au 31 août, dans quinze communes de l’Agglomération. Séances à 20h30 et 22h15. Gratuit et en accès libre.
Deux ans après que le CIO ait choisi Paris pour l’organisation des Jeux 2024, Frédéric Ferrer a imaginé Olympicorama, qu’il décrit comme une « proposition de mise en jeu des Jeux olympiques, épreuve après épreuve ». Et il lui a fallu du souffle pour serpenter parmi quelques-unes des 329 disciplines où, à partir du 26 juillet prochains, les athlètes chercheront à donner vie à leur rêve olympique. Après avoir commencé son marathon par le 400 mètres, il a enchaîné avec le handball, le tennis, le lancer du disque, le saut en hauteur ou encore le fleuret. Créateur, acteur et metteur en scène, Frédéric Ferrer est seul en scène durant 45 minutes, avant d’être rejoint par un(e) sportif(ive).
Ainsi, Mélanie Skotnik, recordwoman de France du saut en hauteur, s’était livrée à une démonstration, tandis que, pour la 4e épreuve de son programme, c’est l’ancienne championne d’Europe et championne du monde de relais 4×100, Christine Arron, qui s’était exprimée sur les questions liées au genre.
Plongez dans la mémoire des Jeux
À Vaux-le-Pénil, place au judo avec La voie de la souplesse. Inscrite au programmeolympique depuis les JO de Tokyo en 1964, cette discipline, pourvoyeuse de médailles pour la délégation française (David Douillet, Thierry Rey, Lucie Decosse, Teddy Riner, etc.) permettra au vibrionnant Frédéric Ferrer de nous entraîner sur le tatami, où il abordera le para-judo, les techniques, le rituel ou encore les ceintures de ce sport inventé par Jigorō Kanō et arrivé en France avec Moshé Feldenkrais. Sur scène, il sera accompagné par Fabien Balnoas, président du club de judo de Vaux-le-Pénil, et plusieurs judokas locaux.
Frédéric Ferrer contextualise aussi les valeurs de l’olympisme, en imaginant des perspectives, car comme il le dit « une célébration n’en est pas une, si elle n’utilise pas le passé pour penser le futur. L’olympisme est un miroir de l’évolution du monde et un prisme de questionnement vertigineux ». Chevalier des Arts et des Lettres en 2010, cet agrégé de géographie a également écrit plusieurs spectacles autour du réchauffement climatique. Directeur de la compagnie Vertical Détour installée à Bagnolet, il a joué en mars dernier une représentation abordant le breakdance, nouvelle discipline olympique.
Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Venez applaudir Frédéric Ferrer, le 30 mai à 20 heures à la grange de la Ferme des Jeux à Vaux-le-Pénil, où il jouera Olympicorama.
Tarifs : de 8 à 16 €. Infos : 01 64 71 91 28. Durée : 1h30.
Interview
« Un vertigineux saut dans le vide »
Comédien confirmé, Sébastien Bravard a été professeur des écoles durant six ans, tout en continuant de monter sur scène. Dans Élémentaire, il raconte cette expérience insolite. Un témoignage drôle et poétique.
Formé au Théâtre national de Strasbourg en 1996, vous avez été comédien pendant 20 ans. Pourquoi avez-vous décidé de changer de cap ?
Comme tout le monde, j’ai été très marqué par les attentats de 2015 et j’avais besoin de retrouver du sens. Je m’interrogeais, en me disant que ces terroristes étaient passés par l’école de la République. Je voulais savoir ce qu’il se passait entre les quatre murs d’une classe. J’ai aussi eu envie d’agir, en aidant des enfants à devenir citoyens.
Racontez-nous votre première rentrée…
Résidant au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, j’ai tenté et réussi le concours de professeur des écoles dans l’académie de Créteil. À la rentrée 2017, je me suis donc retrouvé devant une classe de CM1 à Villejuif. Au bout de deux jours, je me demandais ce que je faisais là. Beaucoup de travail et 27 élèves à gérer ! Je me suis dit que je ne finirai pas la semaine. Ça débordait de partout ! Finalement, j’ai pris mes marques et vécu six années scolaires très enrichissantes. C’est ce saut dans le vide, vertigineux, que je raconte dans Élémentaire.
Pourquoi avoir fait de votre expérience un spectacle ?
J’ai pris conscience, assez rapidement, que ce passage de la scène à l’enseignement serait passionnant à raconter. En écrivant Élémentaire, j’ai voulu apporter un témoignage poétique, avec le regard de quelqu’un qui découvre un nouveau monde. Le spectacle retrace ma première année scolaire, de septembre à juillet. Je montre comment tout se construit et évolue, en l’espace de quelques mois. Pour les élèves, comme pour moi d’ailleurs. Pour autant, je n’ai jamais renoncé au métier de comédien. J’ai fait ma première rentrée, en jouant le soir au Théâtre de la Tempête, à Paris. J’ai écrit Élémentaire en 2019 et profitais de mes congés pour partir en tournée.
« En classe ou sur scène, on construit une scénographie »
Comment qualifieriez-vous votre spectacle ?
Il joue sur plusieurs registres, dont l’humour. Par exemple, lorsque je compare mon aventure à un premier saut en parapente, en disant que « cette fois-ci, on n’est pas sûr d’avoir un parapente dans le dos ». Il y a aussi des moments plus graves, lorsque j’évoque cette anecdote, vraie, d’un père refusant d’amener ses affaires de piscine à sa fille, qui pleurait d’être privée de sortie.
Quelles similitudes voyez-vous entre le métier de professeur et celui de comédien ?
Dans les deux cas, on construit une scénographie : comment circuler dans la classe ou sur scène ? Comment installer les tables ou un décor ? Comment susciter l’attention ? Avec, cependant, une vraie différence : les réactions des enfants sont plus bruyantes que celles des spectateurs !
Enseignez-vous toujours ?
Non, j’ai arrêté en juin de l’année dernière. Mon rêve d’équilibre a tenu six ans, mais je ne pouvais plus concilier les cours, leur préparation et la tournée d’Elémentaire que j’ai déjà joué plus de 120 fois. C’était formidable mais épuisant.
Par Benoît Franquebalme (Agence de presse TOUTécrit)
Tarifs : de 9 € à 21 €.
Infos : 01 60 56 95 20.
Durée : 1h.