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Au bonheur des Vivants le 16 décembre à Vaux-le-Pénil 

Culture / Interview

Entretien avec : Les Âmes Nocturnes

Travaillant ensemble depuis plus de 20 ans et fondateurs de la compagnie "Les Âmes nocturnes", Cécile Roussat et Julien Lubek ont d’abord collaboré avec d’autres artistes, avant d’imaginer leurs propres créations. C’est l’une d’elles, Au bonheur des Vivants, que vous pourrez découvrir le 16 décembre à Vaux-le-Pénil.

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Comment votre collaboration est-elle née ? 

Julien Lubek : Nous nous sommes rencontrés durant notre formation auprès du mime Marceau. Nous avons continué à étudier ensemble le théâtre, le clown, la magie et l’acrobatie. Ce parcours nous a permis de créer un langage commun. Nous avons ensuite travaillé pour d’autres artistes sur de grosses productions, comme chorégraphes pour le Bourgeois Gentilhomme de Benjamin Lazar en 2004. Ce spectacle a été créé au théâtre des Champs-Élysées, avant une tournée dans plusieurs capitales européennes. 

Pour quelles raisons avez-vous fondé “Les Âmes nocturnes” ? 

Cécile Roussat : Travailler sur de grands spectacles s’est avéré très formateur pour les jeunes artistes que nous étions. Mais nous avions aussi quelque chose de plus personnel à exprimer, en lien avec notre premier langage, le mime, ainsi qu’avec le clown, une recherche plus personnelle sur la fragilité de nos êtres. C’est pourquoi que nous avons créé notre compagnie. Notre duo de personnages fantasques, maladroits et super héros évolue dans un monde à la fois réaliste et absurde. Nos spectacles partent du principe que la magie est partout, mais qu’elle est seulement visible à ceux qui prennent le temps de regarder. 

 

 

Les Âmes Nocturnes - Cécile Roussat & Julien Lubek

Quelles disciplines mettez-vous en scène ? 

Cécile Roussat : La magie, l’acrobatie et le mime, même si notre objectif n’est absolument pas d’impressionner. Nous voulons être dans une parfaite maîtrise, afin que la scène soit un espace de liberté où l’on entraîne le public dans un imaginaire, pour lui transmettre une émotion. 
Julien Lubeck : Nos inspirations viennent de la peinture surréaliste, de la bande dessinée et de nombreux autres arts. Mais nous veillons à ce que nos spectacles restent accessibles au plus grand nombre, que ce soit un enfant de 6 ans ou une personne dépourvue de toutes ces références. 

Quel regard portez-vous sur l’accessibilité à la culture ? 

Julien Lubek : C’est une question importante pour nous. D’ailleurs, nous l’expérimentons même à l’opéra, où nous faisons de la mise en scène depuis une dizaine d’années. Nous ne nous plaçons pas au-dessus du spectateur, mais au-dessous, afin qu’il puisse s’identifier. 
Cécile Roussat : C’est la même démarche qui nous a animés pour Au bonheur des Vivants, que nous allons interpréter à Vaux-le-Pénil. Nous sommes très heureux de jouer dans une petite salle, avec un public de proximité. Cela nous permet d’installer une vraie intimité. 

Propos recueillis par Claire Teysserre-Orion (agence TOUTécrit)