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YOUSSOUPHA : " Il y a quelque chose de très charnel dans cette expérience "

Publié le 13 Octobre 2019

Avec son dernier album Polaroïd Expérience, le rappeur Youssoupha confie qu’il réalise sa meilleure tournée. Avant un concert à l’Escale de Melun, le 16 novembre prochain, il évoque son parcours, ses choix et son lien avec le public.  

  • Interview

    Polaroïd Expérience est votre cinquième album. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

    Je crois que j’ai la chance d’être le rappeur que je voulais devenir. Quand j’ai commencé ma carrière, j’avais une idée précise : être à la fois populaire, pointu et passionné. Même si cela peut paraître prétentieux de ma part, je crois que j’y suis arrivé. Aujourd’hui, on m’associe autant à des rappeurs comme Soprano ou Gims, qu’à Kerry James et DJ Premier. Et en même temps, je suis arrivé au bout d’un cycle. Le défi pour cet album, c’était de me renouveler, de trouver un nouveau processus de création.

    A propos de ce nouvel opus, vous dites que ce n’est pas un album " mais une putain d’expérience ". Pourquoi ?

    C’est justement lié au cheminement créatif que j’évoquais : j’ai laissé place à la spontanéité. C’est d’ailleurs ce que Polaroïd Expérience signifie : avec un polaroïd, on prend une photo sans être jamais certain du résultat, mais elle est ce qui restera d’un moment et qu’on ne pourra pas retoucher.

    Avec cet album, j’ai essayé de nouvelles choses, d’un point de vue musical mais aussi dans l’expression. Par exemple, je chante en lingala, une langue du Congo dont je suis originaire. Avant, cela était inconcevable pour moi parce que je pensais que le public ne comprendrait pas. Pourtant, on écoute des chansons en anglais, et cela ne nous empêche pas d’être touché et de trouver ça beau. Ce n’est pas dans ma nature de me mettre ainsi en danger, car j’aime avoir la maîtrise. Mais là, j’ai appris à voir les choses différemment.

    Quel a été le retour du public, que vous avez l’habitude de considérer comme une famille ?

    Avec ce Polaroïd Expérience, je fais vraiment ma meilleure tournée. Je ne savais pas si le public allait suivre ou pas. Mais l’accueil que j’ai reçu m’a conforté dans mes choix. Les concerts, c’est aussi le moment où je rentre en communion avec les gens. J’aime les toucher, j’aime qu’ils se prennent dans les bras. Il y a quelque chose de très charnel dans cette expérience. Finalement, pendant une heure, on est vivant ensemble au même endroit, c’est une famille qui se crée.

    Vous proposez une version acoustique de certains de vos titres. Est-ce une façon de créer cette intimité avec le public ?

    Ce n’était pas forcément le but au début, je voulais surtout travailler de nouvelles formes musicales. Après coup, je me suis rendu compte de l’ambiance que ça générait. Avec ces versions acoustiques, le texte est plus présent. De plus, les chansons sont interprétées dans la pénombre et dans des salles plus petites. Quelque chose de très particulier s’installe.  

    Le 16 novembre, vous partagerez la scène avec d’autres rappeurs, tels RK, A2H & The Playerz, 404 Billy. Quels liens entretenez-vous avec eux ?

    Je les connais tous, et très bien pour certains d’entre eux. J’aime pouvoir partager de tels moments car le hip-hop nous invite exactement à ça. À une sorte de célébration culturelle.

    Rendez-vous pour le concert des Amplifies, le 16 novembre, à l’Escale, à Melun. Avec Youssoupha, RK, A2H, 404 Billy, Josué.

    Propos recueillis par Claire Teysserre-Orion (TOUTécrit).

  • PHOTOS

    Les vidéos

    play Les Amplifiés du 16 novembre