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Quand l’art se met au service de l’écologie

Publié le 23 Décembre 2019

La nature a toujours été une source d’inspiration pour les créateurs. Face aux nouvelles menaces qui pèsent sur la planète, de plus en plus d’artistes se mobilisent pour défendre l’environnement et éveiller les consciences.

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    L’art et l’écologie : au commencement

    Destruction de la couche d’ozone, fonte des glaces, biodiversité en danger... Le constat est - malheureusement - bien connu : le réchauffement climatique et les activités humaines mettent en péril l’équilibre de la planète. Si la mobilisation citoyenne autour de l’urgence écologique prend de plus en plus d’ampleur, le monde de l’art s’est lui aussi emparé de cet enjeu d’envergure. Les éco-artistes, longtemps marginalisés, gagnent en visibilité d’année en année et leur approche permet de sensibiliser autrement.

    Le mouvement d’art écologique commence, par petites touches, dès les années 1960-1970. Les pionniers dans ce domaine sont Newton Harrison et Helen Mayer Harrison. Pendant toute sa carrière, ce couple de créateurs américains a mis son talent au service du développement durable en collaborant avec différents spécialistes (botanistes, architectes, etc.) Internationalement reconnues, leurs œuvres - la plus célèbre étant " The Lagoon Cycle ", une installation de photographies relatant l’histoire d’un lagon - se situent d’ailleurs à la croisée de l’art, de la science et de l’action sociale.

    Un prix pour " l’art vert "

    De son côté, c’est à travers la performance que l’artiste argentin Nicolas Uriburu (1937-2016) avait choisi de tirer la sonnette d’alarme : en 1968, à l’occasion de la biennale de Venise, il avait ainsi déversé dans le Grand Canal un colorant vert fluo (inoffensif) afin de dénoncer la pollution des eaux. Il avait répété l’opération à New York, mais aussi à Paris et à Buenos Aires.

    En France, l’art vert décolle véritablement en 2008 avec la création de l’association COAL (Coalition pour l’art et le développement durable). Son but ? Favoriser l’émergence d’une " culture de l’écologie ". Chaque année, le prix COAL Art et environnement honore un projet d’artiste contemporain privilégiant des thématiques environnementales. L’édition 2019 a ainsi récompensé Lena Dobrowolska et Teo Ormond-Skeaping pour leur fiction documentaire intitulée " You never know, one day you too may become a refugee " (" qui sait, vous aussi pourriez devenir un réfugié un jour ").
    Le film imagine le parcours d’une famille blanche de classe moyenne contrainte de se déplacer sur le continent africain à la suite d’une catastrophe - une façon de renverser la vision habituelle des réfugiés et de faire réfléchir à la question des migrations.

    De la mousse pour remplacer la peinture

    Dans ce mouvement global, les street artistes aussi s’engagent et opèrent même leur transition écologique. Le parti-pris de ces créateurs de rue ? Imaginer des œuvres en totale harmonie avec la nature qui les entoure, mais aussi utiliser des techniques de graffitis respectueuses de l’environnement. C’est ainsi qu’est né le " Moss Graffiti ", dans lequel la mousse végétale remplace les bombes aérosol.

    Les figures de proue de cette nouvelle génération d’artistes ? La Britannique Anna Garforth, qui installe des graffitis biodégradables dans des lieux publics délabrés, ou la Hongroise Edina Tokodi, qui crée des sortes de jardinières dans l’espace urbain. De quoi réconcilier les citadins avec le vivant, tout en contribuant à réduire la pollution atmosphérique...

    Paolami à l’Espace Saint-Jean

    Mélangeant divers matériaux et techniques, l’artiste plasticienne Paolami travaille sur l’harmonie entre les hommes et la nature. Une exposition à découvrir, du 18 janvier au 22 février, à l’Espace Saint-Jean de Melun.

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