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Mourad Merzouki, le hip-hop au corps

Publié le 18 Novembre 2019

Pionnier des danses urbaines, ce chorégraphe travaille depuis près de 30 ans sur le mélange des disciplines et des cultures. Ses spectacles inventifs ont contribué à hisser le hip-hop sur les plus grandes scènes du monde. A découvrir le 17 décembre à Melun.

  • Portrait

    Mourad Merzouki

    Né à Lyon en 1973, Mourad Merzouki s’initie aux arts martiaux et au cirque dès l’âge de sept ans. Il en a à peine onze quand il découvre la culture hip-hop, avec l’émission de télévision éponyme, dans laquelle l’animateur Sidney invitait des musiciens et des break-danseurs qui rivalisaient à coups de démonstrations et de battles. Il n’en faut pas davantage pour piquer sa curiosité.

    En 1989, avec trois amis danseurs (Kader Attou, Eric Mezino et Chaouki Saïd), il fonde la compagnie Accrorap qui présentera, cinq ans plus tard, lors de la Biennale de la Danse de Lyon, son premier spectacle Athina. En réussissant le tour de force de transposer le hip-hop de la rue à la scène, le groupe tape juste. Le public est conquis. " Mon conservatoire, c’est la rue ", dira celui qui a gagné le prestigieux surnom de " nouveau Béjart ".

    Formation et sensibilisation

    Afin de développer son propre univers artistique, Merzouki crée en 1996 la compagnie Käfig, dont le nom signifie cage en arabe et en allemand. C’est aussi le titre qu’il donnera à sa pièce inaugurale. Désireux de " bouleverser les règles du jeu ", le chorégraphe monte ensuite Récital, un spectacle où s’entremêle les univers de la danse et du concert de musique classique. Reconnue comme une œuvre marquante, cette production fera le tour du monde.

    En 2009, Merzouki ouvre un lieu original dédié au hip-hop, à Bron, dans le Rhône. Baptisé Le Pôle Pik, cet espace accueille des résidences artistiques et accompagne de jeunes danseurs en voie de professionnalisation. Nommé directeur du Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne la même année, il n’en délaisse pas ses autres activités : création et diffusion de ses spectacles, d’une part ; formation et sensibilisation, de l’autre. C’est ainsi qu’il monte, en 2013, le festival Kalypso, qui offre une vitrine de choix aux compagnies franciliennes.

    L’audace, comme moteur

    Prix du Meilleur Jeune Chorégraphe au Festival International de Danse de Wolfsburg (2004) et Nouveau Talent Chorégraphique attribué par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (2006), Mourad Merzouki n’en est pas pour autant un artiste conventionnel. Ainsi, avec Boxe, boxe (2010), il faisait le pari de concilier quatuor à cordes et hip-hop dans un spectacle burlesque et visuel autour du Noble Art. Dans Yo Gee Ti (2012), mis au point avec les danseurs du National Chiang Kai-Shek Cultural Center de Taïwan et le styliste Johan Ku, les traditions se mélangeaient dans un ballet à mi-chemin entre la danse et la mode. Et dans Pixel (2014), il entraînait le spectateur dans un univers numérique enchanteur.

    À votre tour d’être conquis ! Le 17 décembre à Melun, découvrez Cartes blanches, qu’il a écrit en 2016 pour les 20 ans de sa Compagnie, Käfig.

    Par Natacha Czerwinski (Agence TOUTécrit)