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Vainui Moreno
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Manu Lanvin : "La scène, c’est ma vie, j’ai hâte de la retrouver"

Publié le 29 Décembre 2020

Le septième album de Manu Lanvin, “Grand Casino” mêle reprises étonnantes et titres originaux, avec quelques invités de marque. Avant son concert, initialement prévu le 16 janvier et reporté au 3 avril à Saint-Fargeau-Ponthierry, le guitariste et chanteur nous raconte la genèse de cet opus et évoque ses liens avec le blues-rock. 

  • Interview

    Peu d’artistes français font référence au blues-rock. Comment ce genre musical vous a-t-il séduit ?

    C’est une culture. Mes parents écoutaient du rock, de la soul et du blues. Tout vient du blues, même l’électro qui puise ses racines dans ce style musical. J’ai appris la guitare et, logiquement, je me suis intéressé à l’histoire de cet instrument. J’ai écouté des artistes comme Jimmy Hendrix et Eric Clapton qui m’ont inspiré. La musique anglo-saxonne met en avant les instrumentistes, bien plus que ne le fait la variété française par exemple. J’ai également fait des rencontres importantes qui m’ont aiguillé dans ce parcours, comme Bernie Bonvoisin, le chanteur de Trust, ou Paul Personne

    “Grand Casino” est votre 7e album. Comment est-il né ?

    Tout a commencé il y a deux ans, à une époque où l’on tournait énormément avec mon groupe, The Devil Blues. On faisait plus d’une centaine de concerts annuels en France principalement, mais aussi en Allemagne, en Suisse, en Pologne et même aux États-Unis où nous sommes parfois invités.

    Sur cette route, nous avons fait une halte au Casino de Forges-les-Eaux, en Seine-Maritime. Nous avions du temps et le patron de la salle nous a permis de profiter du studio. Ce fut l’occasion d’enregistrer des reprises qu’on interprète sur scène. On était tellement bien qu’on a décidé d’aller plus loin, avec des titres originaux. J’ai également convié quelques artistes croisés durant la tournée à participer à cet album.

     

    Comment s’est déroulée l’année 2020, pour vous ?

    Grand Casino” est sorti en février 2019. Nous avons donc eu la chance de le faire vivre sur scène. 2020 devait être une année magnifique pour The Devil Blues avec des festivals et une date à La Cigale. Depuis mon premier concert, alors que j’étais adolescent, je sais que la scène, c’est ma vie. J’ai hâte de la retrouver, d’extirper ceux qui viennent nous voir de cette actualité très difficile.

    Cette période particulière, notamment le premier confinement, a aussi été l’occasion de concrétiser le projet d’écrire des chansons avec mon père [le comédien Gérard Lanvin]. Ses tournages étant annulés, tout comme mes concerts, nous avons eu du temps. Cette situation a éveillé un désir de dire certaines choses sur la société. Il a écrit des textes, j’ai composé la musique et c’est lui qui chantera sur ce futur album. Quelques dates sont même programmées.

     

    Et vous avez également participé au dernier album de The Avener...

    Oui, Tristan [Casara, le DJ The Avener] est un ami de longue date, que j’avais déjà soutenu lors de son premier album. Pour Heaven, j’ai fait des guitares et je chante également. J’aime l’électro et plus largement la musique urbaine. J’ai un frère qui est DJ et je lui donne parfois un coup de main, pour un solo de guitare par exemple, car c’est difficile à reproduire avec des machines. J’ai aussi un studio à Pigalle, La Chocolaterie, que je vois comme un lieu de collaboration pour les artistes qui y passent.

     

    Propos recueillis par Claire Teysserre-Orion (agence TOUTécrit)

    Manu Lanvin & The Devil Blues, reporté au samedi 3 avril, aux 26 Couleurs de Saint-Fargeau-Ponthierry.