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Cirque Le Roux "Il se passe toujours quelque chose sur scène"

Publié le 1 Septembre 2020

Avec sa deuxième création, La Nuit du Cerf, le Cirque Le Roux continue d’explorer l’écriture cinématographique. Rencontre avec l’un des fondateurs de la compagnie, Grégory Arsenal. 

  • Interview

    Vous avez créé, il y a six ans, le Cirque Le Roux. Comment les quatre membres de la compagnie se sont-ils rencontrés ?

    J’ai commencé le cirque à l’âge de 14 ans, dans une petite école du Capbreton. J’y ai rencontré Yannick qui, plus tard, a fait la connaissance de Lolita dans une autre formation. Et enfin, c’est à Montréal à l’École nationale du cirque que nous avons sympathisé avec Philip qui venait de San Francisco. Nous avons travaillé ensemble, notamment lors de tournées en Allemagne et en Amérique du Nord. Revenus en France et forts de toutes nos expériences, nous avons fondé le Cirque Le Roux, en 2014. 

    Vos créations s’émancipent du cirque traditionnel. Quelle a été votre démarche ?

    Ensemble, nous avons fait du cirque contemporain et traditionnel, du cabaret et aussi du music-hall à New York. Avec le Cirque Le Roux, nous avions l’ambition d’imaginer un melting-pot de toutes ces influences, en ajoutant aussi une esthétique particulière liée au cinéma. Notre première création par exemple, Elephant in a Room, n’est pas seulement un spectacle d’acrobaties.On avait également envie de raconter une histoire pour provoquer un investissement émotionnel du spectateur, sans que cela nous empêche de développer une très haute technique.

    Yannick, qui est le plus costaud d’entre nous, est mon porteur depuis plus de 20 ans maintenant, pour les numéros de main à main. Je fais donc de la voltige et de l’équilibre. Lolita, elle, est voltigeuse. Philip quant à lui, s’est formé au mât chinois et est également équilibriste. Chaque création se fait à quatre mains, à partir d’improvisations effectuées en plateau, tandis que Charlotte Saliou nous aide dans la mise en scène. 

    Racontez-nous la genèse de votre nouveau spectacle, La Nuit du Cerf...

    Dans Elephant in A Room, nous racontions l’histoire d’une veuve noire, Miss Betty, sur le point d’empoisonner son troisième mari. La Nuit du Cerf évoque les funérailles de ce personnage : ses trois enfants sont réunis, ainsi qu’un étranger qui fait tout basculer. Le ton est toujours burlesque. Ici, nous développons encore cette approche très cinématographique avec ce que l’on appelle le " double focus ", c’est-à-dire qu’il se passe plusieurs choses sur scène. Pour cette création, il y a différents espaces scéniques et nous avons aussi introduit une voix off pour faciliter la narration.

    La représentation à Melun, le 23 septembre, est l’une des premières dates après une longue pause en raison de la crise sanitaire. Comment l’appréhendez-vous ?

    Avant, nous avions déjà donné 90 représentations de cette pièce depuis sa création en 2019, dont 80 à Paris, au Comédia. C’est notre tournée du printemps 2020 qui a brusquement été stoppée. Mais nous recommençons enfin.

    Début septembre, nous nous sommes retrouvés pour répéter, déverrouiller nos corps et retrouver les gestes de ce spectacle. Je suis confiant et surtout, j’ai vraiment hâte de ces retrouvailles avec le public. 

    Propos recueillis par Claire Teysserre-Orion (agence TOUTécrit)

    La Nuit du Cerf, Cirque Le Roux Le 23 septembre à 20h45, à l’Escale, à Melun