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CharlÉlie Couture, derrière l’interprète...

Publié le 30 Septembre 2019

Artiste polyvalent à la renommée internationale, CharlÉlie Couture ne s’est jamais cantonné à la chanson, même si le public français le connaît surtout pour ça. En tournée avec son nouvel album, il s’arrête le 15 octobre au Mas, au Mée-sur-Seine.  

  • Portrait

    L’art total selon CharlÉlie Couture

    Si les apparitions médiatiques de CharlÉlie Couture sont rares, il n’en est pas moins l’un des artistes les plus talentueux de la chanson française. Quarante ans de carrière et vingt-cinq albums, une vingtaine de musiques de films dont celle de Tchao Pantin, et quelque 1 500 concerts à travers le monde, suffisent pour mesurer l’épaisseur du personnage, qui va sur ses 64 ans. On sait moins, en revanche, que l’interprète de Comme un avion sans aile cultive un jardin secret, celui des arts plastiques. C’est à l’âge de 12 ans, alors qu’il visite une rétrospective sur les peintres dadaïstes, qu’il a une révélation : " J’ai eu comme le sentiment ébloui que c’était ce qu’il fallait que je fasse ". Sous le collégien, perce déjà l’artiste... Après avoir intégré une section artistique au lycée, il intègre les Beaux-Arts de Nancy, sa ville natale. Le jeune homme multiplie les projets, dont une première exposition à l’âge de 15 ans. Il auto-produit également deux albums et donne quelques concerts pour financer ses études.

    C’est sans doute cette démarche multidisciplinaire qui a forgé sa réflexion autour d’un art total, dont sa thèse de fin d’études sur la polymorphie de l’esprit est un condensé, puisqu’il imagine déjà les interconnexions entre écriture, image et sons.

    De Nancy à New-York

    L’année 1981 est celle de la révélation avec Comme un avion sans aile, qui figure sur son quatrième album " Poèmes Rock ". Un tournant. Les galeristes, qui s’intéressaient à son travail, lui tournent le dos, comme gênés par la nouvelle notoriété de cet artiste qu’ils rangent parmi les chanteurs de variétés. CharlÉlie Couture persévère : il conçoit des affiches, dessine des logos, participe à des concours publics auxquels il échoue dès lors que... son identité est révélée. En France, l’étiquette est tenace. Le prodige s’exile alors à New-York. Nous sommes en 2004. Il y ouvre sa propre galerie à Manhattan, se forge une belle renommée et ne revient en Europe que pour y exposer son travail.

    Une œuvre qui interroge la question de l’existence

    De l’autre côté de l’Atlantique, il continue d’écrire et de composer. Ses albums s’imprègnent progressivement d’influences blues et jazzy. En Louisiane, où il vit un temps, il enregistre dans le mythique Dockside Studio. En 2017, écœuré par la politique de Donald Trump, il rentre en France et retrouve ses ateliers de Paris et Nancy. Mais quels que soient la discipline et le lieu, CharlÉlie Couture mène la même quête à travers une œuvre qui se veut un voyage conceptuel autour de la question de l’existence. C’est ce qu’il appelle l’art multiste ou " la façon la mieux adaptée pour exprimer ce qu’on a à dire artistiquement ". Son dernier album, " Même pas sommeil ", sorti en janvier 2019, témoigne de cette inépuisable inspiration. Il en interprètera plusieurs morceaux, ainsi que quelques-uns de ses plus grands titres, le mardi 15 octobre au Mée-sur-Seine.   

    Claire Teysserre-Orion (TOUTécrit)