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Xavier Martel " On peut parler de la mort de façon humoristique "

Publié le 16 Novembre 2018

Xavier Martel, l’auteur de la pièce Une bonne bière dans laquelle il tient également un rôle, évoque la genèse de son texte, mais aussi son retour à Dammarie-lès-Lys, où il a suivi ses premiers cours de théâtre.   

  • Une bonne bière met en scène une histoire de famille qui commence avec la mort du père. On a vu mieux en matière de comédie, non ?

    En effet ! La pièce raconte les tribulations de quatre frères et sœur qui se retrouvent dans la maison de leur enfance pour préparer les obsèques de leur père qui vient de décéder. J’ai beaucoup aimé me plonger dans l’univers de la mort et de l’enterrement, pour révéler ce qui peut être humoristique dans ces situations. D’ailleurs, on m’a confié que l’écriture de la pièce s’approchait du style Bacri-Jaoui. C’est le plus beau compliment qu’on puisse me faire ! C’est un humour de circonstances, basé sur nos travers et nos petites lâchetés.

     

    Dans La petite graine (2015), vous parliez déjà de la famille. C’est un thème qui vous inspire ?

    C’est vrai. Il était déjà question d’un frère et d’une sœur. L’histoire tournait autour d’une future naissance. Avec Une bonne bière, on passe à l’autre bout de la vie. C’est une sorte de grand écart ! J’écris toujours à partir de situations vécues. Je n’aime pas forcément imaginer le point de départ mais je suis à l’aise pour composer des dialogues et créer des personnages. Je crois que la famille est un sujet inépuisable et tellement fort. Dans cette fratrie, chacun a une place assignée qu’il assume plus ou moins : l’aîné, le petit dernier, la fille… Ce temps de l’organisation des obsèques va révéler leur personnalité. La mort est une situation extrême et banale à la fois, mais c’est surtout un prétexte qui ouvre un champ très large au niveau de l’écriture.

     

    Vous brossez le portrait de ces quatre frères et sœur, qui semblent si différents… Est-il possible de s’éloigner autant ?

    Je crois que la pièce montre l’inverse : on peut rester vingt ou trente ans sans se voir, le socle familial reste. Malgré tout ce qui les sépare, il y a une appartenance à une fratrie, un dénominateur commun, qui ne se dissout pas. Cela n’empêche pas les heurts, mais l’amour est toujours là, et surtout la bienveillance. Au fur et à mesure de la pièce, on comprend que ces quatre frères et sœur n’ont pas tellement vécu ensemble, mais qu’ils sont unis par une parole et une même liberté de ton.

     

    Pour la première fois, vous interprétez un rôle dans l’une de vos pièces. Un nouveau défi ?

    Oui ! Lorsque j’ai écrit ma première pièce, La petite graine, je n’avais pas l’assurance nécessaire pour être auteur et comédien. Jouer est très particulier, surtout dans une comédie où les rires nous indiquent immédiatement si ça fonctionne ou non… Pour l’instant, tout s’est bien passé. Il faut dire que je suis entouré d’une troupe qui a du métier. C’est agréable et rassurant. Mais la représentation à Dammarie-les-Lys aura une saveur toute particulière pour moi car c’est dans cette ville que j’ai commencé le théâtre, au lycée Joliot-Curie. D’ailleurs, je connais très bien l’espace Nino Ferrer puisque, chaque année, le professeur de français - à l’initiative du club théâtre - la réservait durant une semaine pour nos répétitions. C’est la première fois que j’y retourne !

     

    Propos recueillis par Claire Orion-Teysserre (TOUTécrit)

     

    Une bonne bière, le vendredi 23 novembre à 20h30 à l’Espace Nino Ferrer, Dammarie-lès-Lys
    Informations et réservations :
    ici