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Qui étaient les trois mousquetaires ?

Publié le 16 Janvier 2019

Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan nous sont si familiers qu’ils appartiennent à la mémoire collective. Mais ont-ils vraiment existé ou sont-ils sortis de l’imagination d’Alexandre Dumas ?

  • Frondes, manigances, trahisons... Du règne de Louis XIII à celui de Louis XIV, les intrigues qui animent la cour du roi de France sont dignes d’un véritable roman. Pour composer sa fameuse trilogie, " Les Trois mousquetaires ", " Vingt ans après " et " Le Vicomte de Bargelonne ", Alexandre Dumas a d’ailleurs largement puisé dans les rebondissements de cette incroyable comédie humaine. Certains personnages en sont l’émanation, tel le cardinal de Richelieu, principal ministre du roi, réputé pour son habileté politique, ou Lucy Hay. Connue pour sa beauté et sa finesse d’esprit, cette comtesse britannique se cacherait sous les traits de Milady de Winter. Mais qu’en est-il des fameux mousquetaires ?

    Des personnages réels...

    D’Artagnan, de son vrai nom Charles de Batz de Castelmore, a bel et bien existé. Pour ciseler son héros, Alexandre Dumas s’est d’ailleurs appuyé sur des mémoires apocryphes (textes non reconnus par l’autorité religieuse [ndlr]), publiées vingt-sept ans après la disparition de ce Gascon, né au début du XVIIeme siècle. On ignore en revanche s’il a réellement rencontré ses trois compagnons d’aventure. Aramis s’appelait Henri Aramitz et Porthos répondait au nom d’Isaac de Porthau. S’ils ont vécu longtemps, Athos, alias Armand de Sillègue d’Athos d’Autevielle, a été tué en duel, en 1643, trois ans après son entrée dans la compagnie des mousquetaires.  
    Mais l’écrivain du XIXe siècle ne s’encombre pas de quelques approximations... Il préfère d’ailleurs ne pas s’attarder sur la mort de son personnage principal : dans son œuvre, d’Artagnan trépasse glorieusement, le jour même où il reçoit son bâton de maréchal. Les faits sont tout autres : lors du siège de Maastricht, répliquant trop vite à une contre-attaque hollandaise, il succombe à un tir mortel. Et n’a même jamais été maréchal.

    ... et quelques approximations

    Liberté artistique ou plaisir de l’imagination, Alexandre Dumas n’hésite pas à composer sa trilogie comme il l’entend. Ainsi, à l’évocation des mousquetaires, nous avons tous en tête ces combats ardents menés à l’épée alors que celle-ci n’était qu’une arme annexe. Et pour cause, ce corps militaire doit son nom au mousquet, l’ancêtre du fusil, dont ils se servaient principalement. Par ailleurs, la fresque romanesque montre des aventuriers libres de vaquer à leurs affaires personnelles comme bon leur semble. Pourtant, c’était tout l’inverse, puisque ces soldats d’élite dédiés à la protection du roi étaient installés au Louvre, au plus près du monarque qu’ils escortaient à chacun de ses déplacements.

     

    Fiction ou réalité, c’est avec un même plaisir que l’on retrouvera les héros de l’épopée imaginée par Alexandre Dumas, le 16 février, aux 26 Couleurs, à Saint-Fargeau-Ponthierry, dans une version rythmée et décalée imaginée par Francisca Rossell, une habituée des parodies théâtrales.


    Claire Teysserre-Orion (TOUTécrit)