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Le music-hall, cette " école " du spectacle

Publié le 14 Mars 2019

Au milieu du XIXe siècle, ce nouveau genre consacre quelques artistes renommés et révèle aussi de nombreuses étoiles montantes qui en feront un tremplin vers d’autres horizons.  

Avant de retrouver le " Cabaret extraordinaire " le jeudi 28 mars à La Ferme des Jeux de Vaux-le-Pénil, apprenez-en plus sur le Music-hall

  • Le Music-Hall

    A la recherche du divertissement

    Avec l’industrialisation naissante, les grandes villes européennes concentrent une population de plus en plus importante. Quelle que soit la classe sociale, travailleurs et bourgeois cherchent à se divertir : à une époque où la télévision n’existe pas encore, le music-hall offre à la fois tours de chant, opérettes ou revues, dans une ambiance festive entre strass, plumes et orchestres en folie. Joséphine Baker ou Mistinguett feront d’ailleurs partie de celles dont le nom restera éternellement lié au genre. D’autres, en revanche, n’ont fait que passer, avant d’exceller dans d’autres domaines.

    De la scène à l’écran

    Saviez-vous, par exemple, que Jean Gabin s’est produit sur la scène du Moulin Rouge ?  En 1930, deux ans après l’arrivée du cinéma parlant en France, et fort de sa notoriété de chanteur d’opérette, il entame ensuite une autre carrière, dans le cinéma cette fois, avec le succès qu’on lui connait.

    Edith Piaf, elle, a débuté dans de petits cabarets, avant que les salles de music-hall, plus grandes, ne la consacrent comme une immense vedette. Elle donnera d’ailleurs de nombreuses représentations à l’ABC, un des plus prestigieux établissements de Paris. Cette notoriété la conduira de l’autre côté de l’Atlantique, où, en 1956, elle triomphera au Carnegie Hall de New York, dont elle deviendra une habituée.

    Les " Follies " américaines

    Aux États-Unis, dans la première moitié du XXe siècle, les Follies - l’équivalent américain des revues - annoncent les spectacles de Broadway. Pendant plus de vingt ans, les " Ziegfeld Follies ", du nom de leur producteur, ont forgé leur réputation en montrant de magnifiques danseuses de cabaret aux costumes raffinés. Elles ont révélé des stars de l’époque telles que Gertrude Lawrence ou Fanny Brice, mais aussi émaillé la chronique mondaine de croustillants scandales. En 1923, quand Fanny Brice, chanteuse vedette des " Ziegfeld Follies ", se fait refaire le nez, l’opération ne manque pas d’être abondamment commentée.   

    Fred Astaire, lui, a commencé à se produire sur scène dès l’âge de sept ans, au music-hall. Avec sa sœur, ils forment un couple dansant qui rencontre très tôt le succès. Ensemble, ils accompliront de grandes tournées jusqu’à ce que Adèle quitte le duo pour se marier. Les portes d’Hollywood s’ouvriront alors à lui, où il deviendra un des maîtres de la comédie musicale.  

    Si vous voulez retrouver, avec un brin de nostalgie, cette ambiance du music-hall qui révéla bien des artistes, le " Cabaret extraordinaire " et ses lumineux personnages vous combleront de bonheur, le jeudi 28 mars à La Ferme des Jeux de Vaux-le-Pénil.

    Claire Teysserre-Orion (TOUTécrit)