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Le huis clos, tout un art

Publié le 9 Février 2018

Des personnages au profil psychologique affirmé, une atmosphère irrespirable et une intrigue se déroulant dans une unité de lieu : le huis clos répond à des codes stricts que le cinéaste Alfred Hitchcock et les dramaturges Henrik Ibsen ou Harold Pinter maîtrisent à la perfection…

  • Littéralement, le terme signifie "portes et fenêtres fermées." Il met en scène des personnages évoluant dans l’enfermement d’un seul et même décor, pris dans l’étau d’une situation inextricable. Un huis clos haletant se caractérise donc par une unité de lieu, une atmosphère étouffante et une tension de tous les instants. "Fenêtre sur cour", d’Alfred Hitchcock, est un modèle du genre. James Stewart y joue le rôle d’un photographe qui soupçonne l’un de ses voisins d’avoir commis un meurtre. Ne pouvant se déplacer à cause d’une jambe plâtrée, il cherche la clé de l’énigme en assistant au va-et-vient depuis la fenêtre de sa chambre, qui donne sur une courette et d’autres appartements.

    Tension psychologique

    Au théâtre, l’un des maîtres en la matière est le dramaturge norvégien Henrik Ibsen, auquel on doit notamment "Une maison de poupée" (1879). La pièce nous entraîne au paroxysme de la confrontation d’un couple sans histoire et d’un maître chanteur qui en sait trop. L’isolement, la neige et l’obscurité d’une soirée d’hiver contribuent à restituer une tension psychologique irrespirable, dans la veine de "Shining" de Stanley Kubrick. Si Ibsen est un virtuose du suspense, le russe Anton Tchekhov n’a rien à lui envier. Sa pièce "Les Trois sœurs" (1901) est toujours jouée dans les plus grands théâtres du monde.

    Le huis clos a toujours la cote

    Comment ne pas évoquer aussi, parmi les grands classiques du genre, "Douze hommes en colère" (Reginald Rose) qui met aux prises douze jurés sur le sort d’un condamné que tout accuse ? Enfermés dans la salle de délibération, les protagonistes (et les spectateurs) sont étouffés par la moiteur ambiante et la tension palpable qui règne dans la pièce. On peut aussi citer "Le repas des fauves" (Vahé Katcha) dont l’intrigue a pour cadre un diner sous la France occupée ou "Fin de Partie", œuvre magistrale de Samuel Beckett en un seul acte.

    "Une maison de poupée", mise en scène par Philippe Person, sera programmée le 13 février, au Mée-sur-Seine.