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Interview : Nanou Coulibaly, chanteuse du groupe Nanou Coulibaly et les Tambourlingueurs

Publié le 22 Janvier 2018

La chanteuse malienne et francilienne d’adoption se produit à Melun avec son groupe. L’occasion d’en savoir plus sur son parcours et sa musique aux influences multiples.

  • Quand avez-vous commencé à chanter ?

    Je chante depuis l’âge de huit ans. Entre 1984 et 1990, je me suis produite comme chanteuse soliste dans de nombreuses fêtes à Bamako et lors de toutes les biennales artistiques culturelles du Mali. Puis, en 1993, à 23 ans, j’ai sorti mon premier album Tiéba. J’ai également eu la chance de collaborer avec des artistes maliens de renom, tels Neba Solo, Moriba Koïta ou encore Djeneba Seck. Le chant est une manière de convertir l’énergie que j’ai en moi. Il m’a ouvert des portes et permis de faire des rencontres enrichissantes.                                                                                                                     

    Quels sont vos thèmes de prédilection ?

    Dans mes chansons, je parle de la vie actuelle au Mali, de la condition des femmes, des enfants, de l’éducation, de la tradition. Au travers des histoires que je raconte, j’essaie d’envoyer des messages de respect et d’espoir.

    Comment est né votre projet Nanou Coul ?  

    Je vis à Paris depuis quelques années et ce projet est né de ma rencontre avec Stéphane Rodot, qui est musicien de djembé et de doundouns, et membre de la compagnie des Tambourlingueurs créée à Melun. Sa mission est de favoriser les croisements interculturels avec les pays d’Afrique de l’Ouest. Stéphane m’a ensuite présenté les autres musiciens avec lesquels nous formons aujourd’hui le groupe Nanou Coul : Clara Noll à la basse, Pascal Henner aux percussions et Jean-Baptiste Colas aux saxophone et à la flûte traversière. Je me suis vite sentie à l’aise avec eux. D’autant que presque tous partagent une histoire avec l’Afrique pour y avoir pratiqué la musique ou pour avoir collaboré avec d’autres artistes africains. C’est dans ce contexte que j’ai demandé à Stéphane Rault, qui est guitariste, compositeur et arrangeur, de revisiter mes chansons à sa manière. Il m’a alors fait des propositions au résultat détonnant.

    Comme qualifieriez-vous votre musique ?

    Elle puise dans plusieurs genres traditionnels pentatoniques et mandingues que j’ai toujours connus au Mali. Mais vivant à présent en France, je désirais aussi me nourrir d’autres musiques, ainsi que des influences des gens qui m’entourent. Si je devais définir l’identité musicale de Nanou Coul, je parlerais d’une musique malienne universelle car nous mêlons la culture ancestrale de mon pays (Nanou Coulibaly chante en bambara et en soninké, ndlr) avec le jazz, le flamenco, le reggae, le rock, la musique latine.

    Comment envisagez-vous l’avenir ? 

    Nous souhaitons continuer à développer ce beau projet qu’est Nanou Coul, avec l’enregistrement d’un nouvel album et en multipliant les dates de concerts, car la scène est ce que nous aimons par-dessus tout.