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Étonnante cornemuse…

Publié le 19 Janvier 2018

Cet instrument traditionnel aux sonorités uniques fascine tant par son histoire que par son fonctionnement. Il est également un important marqueur identitaire et culturel.

  • Au Portugal, on l’appelle gaita. En Ukraine, c’est volynka, tandis que les Ecossais parlentde bagpipe et les Bretons de biniou. Le point commun de tous ces instruments traditionnels ? Leur forme particulière - dodue et hérissée de tubes - et leur sonorité, reconnaissable entre mille. Mais derrière ces différentes appellations se cache un seul et même instrument : la cornemuse. Celle-ci se décline, dans le monde, en une centaine de versions. En France, on en dénombre une quinzaine ! Chacune d’elles est le reflet culturel d’une région et de ses traditions. D’un territoire à l’autre, les cornemuses ont en effet été personnalisées en fonction des techniques de fabrication et de décoration locales, donnant naissance à des objets uniques en matière de tessiture, d’esthétique et de répertoire.

     De la cour du roi aux fêtes de villages

     Toutefois, le principe de base de la cornemuse reste inchangé : le cœur de l’instrument est une outre souple en cuir (peau ou vessie de bête), que l’on remplit d’air ; à ce réservoir sont fixés des tuyaux sonores de dimensions variables. Un tube, alimenté par la bouche ou par un soufflet, sert à gonfler le sac ; un autre, équipé d’une anche, permet de jouer la mélodie, tandis qu’un ou plusieurs autres tuyaux émettent un son continu. La cornemuse se joue généralement debout, car elle demande la pleine capacité des poumons. Si les origines de cet instrument de musique pastoral remontent vraisemblablement à l’époque romaine, c’est au cours du Moyen Âge qu’il prend véritablement son essor. La cornemuse est alors de toutes les fêtes de villages, mais elle anime également la cour du roi.

     Mélange de sonorités

    Au XVIIIe siècle, la musette baroque - un modèle de petite taille, alimenté par un soufflet - séduit la noblesse française et européenne. Des compositeurs tels que Rameau ou Nicolas Chédeville l’utilisent dans leurs œuvres, avant que la Révolution ne la fasse tomber dans l’oubli. Au début du XXe siècle, elle est peu à peu supplantée par l’accordéon et il faudra attendre les années 1970 pour qu’elle retrouve ses adeptes. En Bretagne, les musiciens Alan Stivell ou Patrick Molard la remettent au goût du jour en mélangeant ses sonorités à celles du jazz et du rock. Pas de doute, la cornemuse a le chic pour traverser les époques et les frontières…

     

    Envie de vous laisser envoûter par ces harmonies originales ? Courez au spectacle Craic Irish Dance, le 20 janvier à Saint-Fargeau-Ponthierry.