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Aux racines de la musique tzigane

Publié le 30 Novembre 2018

De Liszt à Django Reinhardt, jusqu’à Sanseverino… Tous ont puisé dans ces rythmes caractéristiques venus d’Europe de l’Est des inspirations qui ont ensoleillé leur répertoire.

  • Roms, tziganes, manouches, gitans, bohémiens... Si l’actualité, récente ou passée, les a parfois exposés en pleine lumière, ces populations parties de l’Inde au Xe siècle pour rejoindre l’Europe de l’Est, ont également marqué l’histoire de l’art, et particulièrement celle de la musique. La leur, empreinte d’instruments à cordes, d’accordéon, de clarinette et de cymbalum, se singularise par l’improvisation, la vitesse d’exécution et des rythmes échevelés, qui ont d’ailleurs influencés des compositeurs tels Johannes Brahms et Franz Liszt. En 1859, ce dernier publie Des Bohémiens et de leur Musique en Hongrie. Puisant dans cette musique une source inépuisable d’inspiration, il ira bien plus loin, en écrivant quelque 19 rhapsodies " à la hongroise ".
    Quant à Brahms, il revisitera le répertoire populaire dans ses fameuses Danses Hongroises. Joseph Haydn, lui aussi, succombera aux harmonies bohémiennes en 1795 avec son Trio pour piano n° 393 surnommé le Trio Tzigane, tandis que Maurice Ravel s’affranchira des conventions classiques pour composer Tzigane, qu’il dédiera à la violoniste Jelly d’Aranyi.


    Du jazz à l’électro-swing

    Comment ne pas évoquer le jazz qui, lui aussi, a largement puisé dans les sonorités gypsies ? L’un des pionniers est Django Reinhardt qui est considéré, avec le violoniste Stéphane Grappelli, comme l’inventeur du jazz manouche que perpétuent aujourd’hui Thomas Dutronc ou Sanseverino. " C’est le seul truc que j’ai trouvé qui donne autant d’énergie que le rock’n’roll ", a d’ailleurs déclaré l’interprète des chansons Les Embouteillages et Le Petit bal perdu.
    Entre valse et bossa nova, boléro et tango, le jazz manouche est un jazz épuré " sans tambour ni trompette ", comme le qualifiait Stéphane Grappelli dans Mon violon pour tout bagage. Au fil des années, de nouveaux courants musicaux se le sont appropriés, tels l’électro-swing mis en lumière par Caravan Palace et Parov Stelar.

    Le 8 décembre, à l’espace culturel Les 26 Couleurs de Saint-Fargeau-Ponthierry, le quatuor Samarabalouf Up nous en offrira de belles variations. Il fera également la part belle aux sonorités arabo-andalouses, au tango, à la country, au rock et parfois même au lyrique.

    Sarah Barbier