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Yann Orhan
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Arthur H, l’inclassable

Publié le 14 Janvier 2019

Le fils de Jacques Higelin s’est depuis longtemps fait un prénom. En près de 30 ans de carrière et dix albums, cet auteur-compositeur-interprète a imposé sa voix rauque, son style poétique et son goût de la liberté.

  • " Homme de danse, de transe, d’intime, de cabaret, de music-hall futuriste, de chansons populaires et de chansons hors format, homme de mots, homme de son. " Cet autoportrait sonne juste. Artiste aux multiples talents, à la fois auteur-compositeur-interprète, mais aussi acteur, poète et écrivain, Arthur H a cette faculté à se renouveler sans cesse et à bousculer les codes.

    Né en 1966, le fils de Jacques Higelin et de Nicole Courtois attrape très tôt le virus de la musique, puisque c’est sa voix qu’on entend sur le titre de son père, Tiens, j’ai dit tiens, en 1971. Malheureux au lycée et " doué à peu près pour rien ", selon sa formule, le jeune homme quitte rapidement le système scolaire français et part étudier au Berklee College of Music de Boston. " J’avais 16 ans, je venais de faire une fugue, j’avais abandonné les études, je me sentais inadapté, schizophrène, confiait-il en 2014, dans une interview au magazine Rolling Stone. Me retrouver tout seul, à Boston, a été une sorte de secousse salutaire, de dépucelage psychologique. "

    Fan de Gainsbourg et des Doors

    De retour à Paris, l’aspirant musicien cherche son style et peine à séduire. Sa rencontre avec le contrebassiste anglais Brad Scott sera déterminante : en décembre 1988, les deux artistes se produisent à La Vieille Grille pour trois dates. Le succès est tel qu’ils restent à l’affiche un mois entier. Deux mois plus tard, le duo, rejoint par le batteur Paul Jothy, s’installe au Sentier des Halles. Le public plébiscite alors la qualité des compositions, mais aussi l’humour loufoque et la poésie d’Arthur H. Sa carrière est lancée.

    En 1990, il sort son premier album éponyme et n’aura de cesse, depuis, de mélanger les genres, navigant entre jazz, pop, rock ou électro. Après une première Victoire de la musique dans la catégorie " révélation masculine " en 1993, il obtient en 2009 celle de l’album pop/rock de l’année pour L’homme du monde. " Parfois, j’ai eu l’impression d’être un vilain petit canard ; avec ça, le canard réintègre la mare ", dira ce fan de Gainsbourg et des Doors en recevant son prix.

    Amoureux de la langue de Molière

    Pour son dixième album, Amour chien fou, sorti fin janvier 2018, Arthur H a encore frappé fort. Ce double opus charnel et sentimental, qu’il décrit comme une " utopie passéiste ", est né lors d’un tour du monde avec sa compagne, l’artiste Léonore Mercier. Le résultat ? Un voyage musical, du Mexique à Tokyo en passant par Montréal et Bali qui, avec ses chansons douces et ses titres dansants, témoigne une fois de plus de l’originalité et de l’ambition de son créateur.

    Amoureux de la langue de Molière, le dandy lunaire a aussi publié en 2015 un recueil de textes poétiques intitulé Le cauchemar merveilleux - Espèces de petits contes. Au printemps, l’homme au chapeau sortira un livre autobiographique, Fugues, dans lequel il mêle trois récits d’évasion : celle de sa mère qui, en 1958, s’enfuit avec des amis pour se perdre dans le maquis corse ; la sienne, en 1982, aux Antilles, et celle de Bach qui, à la fin de sa vie, explore une musique abstraite et cosmique. Leur point commun ? Un désir farouche d’indépendance et de liberté.

    Arthur H se produira le 31 janvier à Vaux-le-Pénil pour partager avec le public son univers poétique et hypnotique.

    Le concert est déjà complet, mais Arthur H est actuellement en tournée dans toute la France.
    Retrouvez ses prochaines dates sur son compte Facebook


    Natacha Czerwinski (TOUTécrit)